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2024-09-08 22:28:51 81.65.147.187 (pid 15758) :Pri:CRITIQUE: Erreur enregistrement en base article/1017 champs :array (
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array (
'post' => '<small>par Frédéric Della Giusta</small>
Nous sommes toujours dans la funeste période de l\'année synonyme de marée basse mycologique. Malgré le redoux de ces dernières semaines, le froid sibérien et les quelques flocons de neige tombés sur nous cette semaine comme la misère sur la pauvre, auront eu raison de nos espoirs de poussée printanière. Hier, lors de la sortie Bryologie en forêt d\'Abbecourt, on n\'aura guère trouvé qu\'une [{Psathyrella spadiceogrisea}->https://www.mycodb.fr/fiche.php?genre=Psathyrella&espece=spadiceogrisea], et encore, en mauvais état, le polypore amadouvier ([{Fomes fomentarius}->https://www.mycodb.fr/fiche.php?genre=Fomes&espece=fomentarius]) qu\'il serait bien difficile de rater tant il est commun en nos forêts franciliennes, et {Leptosphaeria acuta}, petit champignon noir qui pousse au pied des tiges sèches d\'ortie ({Urtica dioica}) de l\'année précédente.
Ce petit champignon est, comme le [champignon de mars 2022->https://www.siteany78.org/spip.php?article1015], un [pyrénomycète->https://www.mycodb.fr/glossaire.php#Pyrenomyc%C3%A8tes]. Je constate d\'ailleurs avec horreur que je n\'avais pas donné l\'étymologie de ce mot le mois dernier. Et bien voici le mal réparé:
{{ {Pyrénomycète} }} est formé de "pyréno" provenant du grec [{πυρός}->https://fr.wiktionary.org/wiki/%CF%80%CF%85%CF%81%CE%AE%CE%BD] signifiant noyau et de "mycète", du grec [{μύκης}->https://fr.wiktionary.org/wiki/%CE%BC%CF%8D%CE%BA%CE%B7%CF%82#grc] signifiant champignon.
Il est bon aussi de maitriser un peu de vocabulaire car il est bien spécifique pour cette famille de champignons. Un bon dessin valant mille mots, en voici un à consulter sur le site de [Encyclopedia Universalis->https://www.universalis.fr/media/V030119/]; il est simple mais donne l\'essentiel.
On notera aussi que les périthèces de certains pyrénomycètes peuvent se réunir en une masse dure collective appelée stroma.
Il faut retenir enfin que les pyrénomycètes sont des ascomycètes, c\'est à dire qu\'ils produisent leur spores dans une sorte de petits tubes appelés [asques->https://fr.wikipedia.org/wiki/Asque_(cellule)], comme les pézizes ou les morilles.
Voila, on en sait assez pour briller en société ou en congrès mycologique, revenons donc à notre {Leptosphaeria acuta}.
{{Habitat}}
A la base des tiges d\'ortie ({Urtica dioica}) sèches de l\'année précédente, visibles toute l\'année et surtout de février à avril (octobre à avril selon Dennis). Les périthèces se développent sous le tissus cortical qui ne laisse alors apparaitre que les ostioles d\'où s\'échappent les spores.
<doc11011|center>
Quand la tige de l\'ortie est bien dégradée, l\'enveloppe corticale de cette dernière se déchire et se détache, laissant apparaitre les périthèces.
<doc11012|center>
{{[Périthèces->https://www.mycodb.fr/glossaire.php#P%C3%A9rith%C3%A8ces]}}
Les périthèces, noirs, coniques, avec une petite cheminée terminée par une ostiole, mesurent entre 0.3 et 0.5 mm de diamètre. Une loupe est absolument nécessaire pour en découvrir toute la splendeur. Ils poussent en troupe mais ne s\'agrègent pas en un stroma continu.
On n\'observe pas de déliquescence à la potasse (KOH).
<doc11013|center>
{{[Asques->https://www.mycodb.fr/glossaire.php#Asques]}}
-* les asques sont octosporées (c\'est à dire contiennent 8 spores)
-* les spores sont bisériées, c\'est à dire qu\'elle forme deux lignes dans l\'asque, les spores étant donc côte à côte sur deux rangs et 4 étages. Elles peuvent être quelques fois unisériées, mais rarement.
-* les asques mesurent environ 140 à 170 µm de longueur pour 13 µm de largeur
-* [Amyloïdie->https://www.mycodb.fr/glossaire.php#Amylo%C3%AFde]: J-, c\'est à dire que l\'extrémité ne bleuit pas au réactif de Melzer.
<doc11026|center>
{{Spores}}
-* Les spores sont grandes, allongées, fusiformes, légèrement incurvées, septées, c\'est à dire cloisonnées (de 5 à 10 voire 12 [septas->https://fr.wiktionary.org/wiki/septa]), étranglées au niveau des septas.
-* de couleur jaunâtre - brun très claire,
-* on dénombre de 1 à 4 ou 5 guttules dans chacun des compartiments (en général une grosse et d\'autres plus petites)
-* taille: 40-50x5-6 µm.
<doc11014|center>
{{Comestibilité}}
Non comestible...
{{Références}}
-* LAESSOE T., PETERSEN J.H., 2020 - Les Champignons d\'Europe tempérée - Ed. Biotope, Tome 2 p 1562.
-* MEDARDI G., 2018 - Atlante fotografico degli Ascomiceti d\'Italia, Ed. ASSOCIAZIONE MICOLLOGICA BRESADOLA, p. 312.
-* DENNIS R.W.G, 1978 - British Ascomycetes, Ed. J Cramer, p.437.
-* BREITENBACH J., KRÄNZLIN F., 1984 - Champignons de Suisse, Tome 1, pp 296 et 297.
-* BRESSON Y., 1996 - Dictionnaire étymologique des noms scientifiques de champignons - Edition Association Mycologique d\'Aix-en-Provence.
-* {Leptosphaeria acuta} sur [Mycodb->https://www.mycodb.fr/fiche.php?genre=Leptosphaeria&espece=acuta]
',
'save' => '<small>par Frédéric Della Giusta</small>
Nous sommes toujours dans la funeste période de l\'année synonyme de marée basse mycologique. Malgré le redoux de ces dernières semaines, le froid sibérien et les quelques flocons de neige tombés sur nous cette semaine comme la misère sur la pauvre, auront eu raison de nos espoirs de poussée printanière. Hier, lors de la sortie Bryologie en forêt d\'Abbecourt, on n\'aura guère trouvé qu\'une [{Psathyrella spadiceogrisea}->https://www.mycodb.fr/fiche.php?genre=Psathyrella&espece=spadiceogrisea], et encore, en mauvais état, le polypore amadouvier ([{Fomes fomentarius}->https://www.mycodb.fr/fiche.php?genre=Fomes&espece=fomentarius]) qu\'il serait bien difficile de rater tant il est commun en nos forêts franciliennes, et {Leptosphaeria acuta}, petit champignon noir qui pousse au pied des tiges sèches d\'ortie ({Urtica dioica}) de l\'année précédente.
Ce petit champignon est, comme le [champignon de mars 2022->https://www.siteany78.org/spip.php?article1015], un [pyrénomycète->https://www.mycodb.fr/glossaire.php#Pyrenomyc%C3%A8tes]. Je constate d\'ailleurs avec horreur que je n\'avais pas donné l\'étymologie de ce mot le mois dernier. Et bien voici le mal réparé:
{{ {Pyrénomycète} }} est formé de "pyréno" provenant du grec [{?????}->https://fr.wiktionary.org/wiki/%CF%80%CF%85%CF%81%CE%AE%CE%BD] signifiant noyau et de "mycète", du grec [{?????}->https://fr.wiktionary.org/wiki/%CE%BC%CF%8D%CE%BA%CE%B7%CF%82#grc] signifiant champignon.
Il est bon aussi de maitriser un peu de vocabulaire car il est bien spécifique pour cette famille de champignons. Un bon dessin valant mille mots, en voici un à consulter sur le site de [Encyclopedia Universalis->https://www.universalis.fr/media/V030119/]; il est simple mais donne l\'essentiel.
On notera aussi que les périthèces de certains pyrénomycètes peuvent se réunir en une masse dure collective appelée stroma.
Il faut retenir enfin que les pyrénomycètes sont des ascomycètes, c\'est à dire qu\'ils produisent leur spores dans une sorte de petits tubes appelés [asques->https://fr.wikipedia.org/wiki/Asque_(cellule)], comme les pézizes ou les morilles.
Voila, on en sait assez pour briller en société ou en congrès mycologique, revenons donc à notre {Leptosphaeria acuta}.
{{Habitat}}
A la base des tiges d\'ortie ({Urtica dioica}) sèches de l\'année précédente, visibles toute l\'année et surtout de février à avril (octobre à avril selon Dennis). Les périthèces se développent sous le tissus cortical qui ne laisse alors apparaitre que les ostioles d\'où s\'échappent les spores.
<doc11011|center>
Quand la tige de l\'ortie est bien dégradée, l\'enveloppe corticale de cette dernière se déchire et se détache, laissant apparaitre les périthèces.
<doc11012|center>
{{[Périthèces->https://www.mycodb.fr/glossaire.php#P%C3%A9rith%C3%A8ces]}}
Les périthèces, noirs, coniques, avec une petite cheminée terminée par une ostiole, mesurent entre 0.3 et 0.5 mm de diamètre. Une loupe est absolument nécessaire pour en découvrir toute la splendeur. Ils poussent en troupe mais ne s\'agrègent pas en un stroma continu.
On n\'observe pas de déliquescence à la potasse (KOH).
<doc11013|center>
{{[Asques->https://www.mycodb.fr/glossaire.php#Asques]}}
-* les asques sont octosporées (c\'est à dire contiennent 8 spores)
-* les spores sont bisériées, c\'est à dire qu\'elle forme deux lignes dans l\'asque, les spores étant donc côte à côte sur deux rangs et 4 étages. Elles peuvent être quelques fois unisériées, mais rarement.
-* les asques mesurent environ 140 à 170 µm de longueur pour 13 µm de largeur
-* [Amyloïdie->https://www.mycodb.fr/glossaire.php#Amylo%C3%AFde]: J-, c\'est à dire que l\'extrémité ne bleuit pas au réactif de Melzer.
<doc11026|center>
{{Spores}}
-* Les spores sont grandes, allongées, fusiformes, légèrement incurvées, septées, c\'est à dire cloisonnées (de 5 à 10 voire 12 [septas->https://fr.wiktionary.org/wiki/septa]), étranglées au niveau des septas.
-* de couleur jaunâtre - brun très claire,
-* on dénombre de 1 à 4 ou 5 guttules dans chacun des compartiments (en général une grosse et d\'autres plus petites)
-* taille: 40-50x5-6 µm.
<doc11014|center>
{{Comestibilité}}
Non comestible...
{{Références}}
-* LAESSOE T., PETERSEN J.H., 2020 - Les Champignons d\'Europe tempérée - Ed. Biotope, Tome 2 p 1562.
-* MEDARDI G., 2018 - Atlante fotografico degli Ascomiceti d\'Italia, Ed. ASSOCIAZIONE MICOLLOGICA BRESADOLA, p. 312.
-* DENNIS R.W.G, 1978 - British Ascomycetes, Ed. J Cramer, p.437.
-* BREITENBACH J., KRÄNZLIN F., 1984 - Champignons de Suisse, Tome 1, pp 296 et 297.
-* BRESSON Y., 1996 - Dictionnaire étymologique des noms scientifiques de champignons - Edition Association Mycologique d\'Aix-en-Provence.
-* {Leptosphaeria acuta} sur [Mycodb->https://www.mycodb.fr/fiche.php?genre=Leptosphaeria&espece=acuta]
',
),
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2024-09-08 22:29:30 81.65.147.187 (pid 17152) :Pri:CRITIQUE: Erreur enregistrement en base article/1017 champs :array (
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'post' => '<small>par Frédéric Della Giusta</small>
Nous sommes toujours dans la funeste période de l\'année synonyme de marée basse mycologique. Malgré le redoux de ces dernières semaines, le froid sibérien et les quelques flocons de neige tombés sur nous cette semaine comme la misère sur la pauvre, auront eu raison de nos espoirs de poussée printanière. Hier, lors de la sortie Bryologie en forêt d\'Abbecourt, on n\'aura guère trouvé qu\'une [{Psathyrella spadiceogrisea}->https://www.mycodb.fr/fiche.php?genre=Psathyrella&espece=spadiceogrisea], et encore, en mauvais état, le polypore amadouvier ([{Fomes fomentarius}->https://www.mycodb.fr/fiche.php?genre=Fomes&espece=fomentarius]) qu\'il serait bien difficile de rater tant il est commun en nos forêts franciliennes, et {Leptosphaeria acuta}, petit champignon noir qui pousse au pied des tiges sèches d\'ortie ({Urtica dioica}) de l\'année précédente.
Ce petit champignon est, comme le [champignon de mars 2022->https://www.siteany78.org/spip.php?article1015], un [pyrénomycète->https://www.mycodb.fr/glossaire.php#Pyrenomyc%C3%A8tes]. Je constate d\'ailleurs avec horreur que je n\'avais pas donné l\'étymologie de ce mot le mois dernier. Et bien voici le mal réparé:
{{ {Pyrénomycète} }} est formé de "pyréno" provenant du grec [{πυρός}->https://fr.wiktionary.org/wiki/%CF%80%CF%85%CF%81%CE%AE%CE%BD] signifiant noyau et de "mycète", du grec [{μύκης}->https://fr.wiktionary.org/wiki/%CE%BC%CF%8D%CE%BA%CE%B7%CF%82#grc] signifiant champignon.
Il est bon aussi de maitriser un peu de vocabulaire car il est bien spécifique pour cette famille de champignons. Un bon dessin valant mille mots, en voici un à consulter sur le site de [Encyclopedia Universalis->https://www.universalis.fr/media/V030119/]; il est simple mais donne l\'essentiel.
On notera aussi que les périthèces de certains pyrénomycètes peuvent se réunir en une masse dure collective appelée stroma.
Il faut retenir enfin que les pyrénomycètes sont des ascomycètes, c\'est à dire qu\'ils produisent leur spores dans une sorte de petits tubes appelés [asques->https://fr.wikipedia.org/wiki/Asque_(cellule)], comme les pézizes ou les morilles.
Voila, on en sait assez pour briller en société ou en congrès mycologique, revenons donc à notre {Leptosphaeria acuta}.
{{Habitat}}
A la base des tiges d\'ortie ({Urtica dioica}) sèches de l\'année précédente, visibles toute l\'année et surtout de février à avril (octobre à avril selon Dennis). Les périthèces se développent sous le tissus cortical qui ne laisse alors apparaitre que les ostioles d\'où s\'échappent les spores.
<doc11011|center>
Quand la tige de l\'ortie est bien dégradée, l\'enveloppe corticale de cette dernière se déchire et se détache, laissant apparaitre les périthèces.
<doc11012|center>
{{[Périthèces->https://www.mycodb.fr/glossaire.php#P%C3%A9rith%C3%A8ces]}}
Les périthèces, noirs, coniques, avec une petite cheminée terminée par une ostiole, mesurent entre 0.3 et 0.5 mm de diamètre. Une loupe est absolument nécessaire pour en découvrir toute la splendeur. Ils poussent en troupe mais ne s\'agrègent pas en un stroma continu.
On n\'observe pas de déliquescence à la potasse (KOH).
<doc11013|center>
{{[Asques->https://www.mycodb.fr/glossaire.php#Asques]}}
-* les asques sont octosporées (c\'est à dire contiennent 8 spores)
-* les spores sont bisériées, c\'est à dire qu\'elle forme deux lignes dans l\'asque, les spores étant donc côte à côte sur deux rangs et 4 étages. Elles peuvent être quelques fois unisériées, mais rarement.
-* les asques mesurent environ 140 à 170 µm de longueur pour 13 µm de largeur
-* [Amyloïdie->https://www.mycodb.fr/glossaire.php#Amylo%C3%AFde]: J-, c\'est à dire que l\'extrémité ne bleuit pas au réactif de Melzer.
<doc11026|center>
{{Spores}}
-* Les spores sont grandes, allongées, fusiformes, légèrement incurvées, septées, c\'est à dire cloisonnées (de 5 à 10 voire 12 [septas->https://fr.wiktionary.org/wiki/septa]), étranglées au niveau des septas.
-* de couleur jaunâtre - brun très claire,
-* on dénombre de 1 à 4 ou 5 guttules dans chacun des compartiments (en général une grosse et d\'autres plus petites)
-* taille: 40-50x5-6 µm.
<doc11014|center>
{{Comestibilité}}
Non comestible...
{{Références}}
-* LAESSOE T., PETERSEN J.H., 2020 - Les Champignons d\'Europe tempérée - Ed. Biotope, Tome 2 p 1562.
-* MEDARDI G., 2018 - Atlante fotografico degli Ascomiceti d\'Italia, Ed. ASSOCIAZIONE MICOLLOGICA BRESADOLA, p. 312.
-* DENNIS R.W.G, 1978 - British Ascomycetes, Ed. J Cramer, p.437.
-* BREITENBACH J., KRÄNZLIN F., 1984 - Champignons de Suisse, Tome 1, pp 296 et 297.
-* BRESSON Y., 1996 - Dictionnaire étymologique des noms scientifiques de champignons - Edition Association Mycologique d\'Aix-en-Provence.
-* {Leptosphaeria acuta} sur [Mycodb->https://www.mycodb.fr/fiche.php?genre=Leptosphaeria&espece=acuta]
',
'save' => '<small>par Frédéric Della Giusta</small>
Nous sommes toujours dans la funeste période de l\'année synonyme de marée basse mycologique. Malgré le redoux de ces dernières semaines, le froid sibérien et les quelques flocons de neige tombés sur nous cette semaine comme la misère sur la pauvre, auront eu raison de nos espoirs de poussée printanière. Hier, lors de la sortie Bryologie en forêt d\'Abbecourt, on n\'aura guère trouvé qu\'une [{Psathyrella spadiceogrisea}->https://www.mycodb.fr/fiche.php?genre=Psathyrella&espece=spadiceogrisea], et encore, en mauvais état, le polypore amadouvier ([{Fomes fomentarius}->https://www.mycodb.fr/fiche.php?genre=Fomes&espece=fomentarius]) qu\'il serait bien difficile de rater tant il est commun en nos forêts franciliennes, et {Leptosphaeria acuta}, petit champignon noir qui pousse au pied des tiges sèches d\'ortie ({Urtica dioica}) de l\'année précédente.
Ce petit champignon est, comme le [champignon de mars 2022->https://www.siteany78.org/spip.php?article1015], un [pyrénomycète->https://www.mycodb.fr/glossaire.php#Pyrenomyc%C3%A8tes]. Je constate d\'ailleurs avec horreur que je n\'avais pas donné l\'étymologie de ce mot le mois dernier. Et bien voici le mal réparé:
{{ {Pyrénomycète} }} est formé de "pyréno" provenant du grec [{?????}->https://fr.wiktionary.org/wiki/%CF%80%CF%85%CF%81%CE%AE%CE%BD] signifiant noyau et de "mycète", du grec [{?????}->https://fr.wiktionary.org/wiki/%CE%BC%CF%8D%CE%BA%CE%B7%CF%82#grc] signifiant champignon.
Il est bon aussi de maitriser un peu de vocabulaire car il est bien spécifique pour cette famille de champignons. Un bon dessin valant mille mots, en voici un à consulter sur le site de [Encyclopedia Universalis->https://www.universalis.fr/media/V030119/]; il est simple mais donne l\'essentiel.
On notera aussi que les périthèces de certains pyrénomycètes peuvent se réunir en une masse dure collective appelée stroma.
Il faut retenir enfin que les pyrénomycètes sont des ascomycètes, c\'est à dire qu\'ils produisent leur spores dans une sorte de petits tubes appelés [asques->https://fr.wikipedia.org/wiki/Asque_(cellule)], comme les pézizes ou les morilles.
Voila, on en sait assez pour briller en société ou en congrès mycologique, revenons donc à notre {Leptosphaeria acuta}.
{{Habitat}}
A la base des tiges d\'ortie ({Urtica dioica}) sèches de l\'année précédente, visibles toute l\'année et surtout de février à avril (octobre à avril selon Dennis). Les périthèces se développent sous le tissus cortical qui ne laisse alors apparaitre que les ostioles d\'où s\'échappent les spores.
<doc11011|center>
Quand la tige de l\'ortie est bien dégradée, l\'enveloppe corticale de cette dernière se déchire et se détache, laissant apparaitre les périthèces.
<doc11012|center>
{{[Périthèces->https://www.mycodb.fr/glossaire.php#P%C3%A9rith%C3%A8ces]}}
Les périthèces, noirs, coniques, avec une petite cheminée terminée par une ostiole, mesurent entre 0.3 et 0.5 mm de diamètre. Une loupe est absolument nécessaire pour en découvrir toute la splendeur. Ils poussent en troupe mais ne s\'agrègent pas en un stroma continu.
On n\'observe pas de déliquescence à la potasse (KOH).
<doc11013|center>
{{[Asques->https://www.mycodb.fr/glossaire.php#Asques]}}
-* les asques sont octosporées (c\'est à dire contiennent 8 spores)
-* les spores sont bisériées, c\'est à dire qu\'elle forme deux lignes dans l\'asque, les spores étant donc côte à côte sur deux rangs et 4 étages. Elles peuvent être quelques fois unisériées, mais rarement.
-* les asques mesurent environ 140 à 170 µm de longueur pour 13 µm de largeur
-* [Amyloïdie->https://www.mycodb.fr/glossaire.php#Amylo%C3%AFde]: J-, c\'est à dire que l\'extrémité ne bleuit pas au réactif de Melzer.
<doc11026|center>
{{Spores}}
-* Les spores sont grandes, allongées, fusiformes, légèrement incurvées, septées, c\'est à dire cloisonnées (de 5 à 10 voire 12 [septas->https://fr.wiktionary.org/wiki/septa]), étranglées au niveau des septas.
-* de couleur jaunâtre - brun très claire,
-* on dénombre de 1 à 4 ou 5 guttules dans chacun des compartiments (en général une grosse et d\'autres plus petites)
-* taille: 40-50x5-6 µm.
<doc11014|center>
{{Comestibilité}}
Non comestible...
{{Références}}
-* LAESSOE T., PETERSEN J.H., 2020 - Les Champignons d\'Europe tempérée - Ed. Biotope, Tome 2 p 1562.
-* MEDARDI G., 2018 - Atlante fotografico degli Ascomiceti d\'Italia, Ed. ASSOCIAZIONE MICOLLOGICA BRESADOLA, p. 312.
-* DENNIS R.W.G, 1978 - British Ascomycetes, Ed. J Cramer, p.437.
-* BREITENBACH J., KRÄNZLIN F., 1984 - Champignons de Suisse, Tome 1, pp 296 et 297.
-* BRESSON Y., 1996 - Dictionnaire étymologique des noms scientifiques de champignons - Edition Association Mycologique d\'Aix-en-Provence.
-* {Leptosphaeria acuta} sur [Mycodb->https://www.mycodb.fr/fiche.php?genre=Leptosphaeria&espece=acuta]
',
),
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2024-09-08 22:33:24 81.65.147.187 (pid 3697) :Pri:CRITIQUE: Erreur enregistrement en base article/1017 champs :array (
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Nous sommes toujours dans la funeste période de l\'année synonyme de marée basse mycologique. Malgré le redoux de ces dernières semaines, le froid sibérien et les quelques flocons de neige tombés sur nous cette semaine comme la misère sur la pauvre, auront eu raison de nos espoirs de poussée printanière. Hier, lors de la sortie Bryologie en forêt d\'Abbecourt, on n\'aura guère trouvé qu\'une [{Psathyrella spadiceogrisea}->https://www.mycodb.fr/fiche.php?genre=Psathyrella&espece=spadiceogrisea], et encore, en mauvais état, le polypore amadouvier ([{Fomes fomentarius}->https://www.mycodb.fr/fiche.php?genre=Fomes&espece=fomentarius]) qu\'il serait bien difficile de rater tant il est commun en nos forêts franciliennes, et {Leptosphaeria acuta}, petit champignon noir qui pousse au pied des tiges sèches d\'ortie ({Urtica dioica}) de l\'année précédente.
Ce petit champignon est, comme le [champignon de mars 2022->https://www.siteany78.org/spip.php?article1015], un [pyrénomycète->https://www.mycodb.fr/glossaire.php#Pyrenomyc%C3%A8tes]. Je constate d\'ailleurs avec horreur que je n\'avais pas donné l\'étymologie de ce mot le mois dernier. Et bien voici le mal réparé:
{{ {Pyrénomycète} }} est formé de "pyréno" provenant du grec [{πυρός}->https://fr.wiktionary.org/wiki/%CF%80%CF%85%CF%81%CE%AE%CE%BD] signifiant noyau et de "mycète", du grec [{μύκης}->https://fr.wiktionary.org/wiki/%CE%BC%CF%8D%CE%BA%CE%B7%CF%82#grc] signifiant champignon.
Il est bon aussi de maitriser un peu de vocabulaire car il est bien spécifique pour cette famille de champignons. Un bon dessin valant mille mots, en voici un à consulter sur le site de [Encyclopedia Universalis->https://www.universalis.fr/media/V030119/]; il est simple mais donne l\'essentiel.
On notera aussi que les périthèces de certains pyrénomycètes peuvent se réunir en une masse dure collective appelée stroma.
Il faut retenir enfin que les pyrénomycètes sont des ascomycètes, c\'est à dire qu\'ils produisent leur spores dans une sorte de petits tubes appelés [asques->https://fr.wikipedia.org/wiki/Asque_(cellule)], comme les pézizes ou les morilles.
Voila, on en sait assez pour briller en société ou en congrès mycologique, revenons donc à notre {Leptosphaeria acuta}.
{{Habitat}}
A la base des tiges d\'ortie ({Urtica dioica}) sèches de l\'année précédente, visibles toute l\'année et surtout de février à avril (octobre à avril selon Dennis). Les périthèces se développent sous le tissus cortical qui ne laisse alors apparaitre que les ostioles d\'où s\'échappent les spores.
<doc11011|center>
Quand la tige de l\'ortie est bien dégradée, l\'enveloppe corticale de cette dernière se déchire et se détache, laissant apparaitre les périthèces.
<doc11012|center>
{{[Périthèces->https://www.mycodb.fr/glossaire.php#P%C3%A9rith%C3%A8ces]}}
Les périthèces, noirs, coniques, avec une petite cheminée terminée par une ostiole, mesurent entre 0.3 et 0.5 mm de diamètre. Une loupe est absolument nécessaire pour en découvrir toute la splendeur. Ils poussent en troupe mais ne s\'agrègent pas en un stroma continu.
On n\'observe pas de déliquescence à la potasse (KOH).
<doc11013|center>
{{[Asques->https://www.mycodb.fr/glossaire.php#Asques]}}
-* les asques sont octosporées (c\'est à dire contiennent 8 spores)
-* les spores sont bisériées, c\'est à dire qu\'elle forme deux lignes dans l\'asque, les spores étant donc côte à côte sur deux rangs et 4 étages. Elles peuvent être quelques fois unisériées, mais rarement.
-* les asques mesurent environ 140 à 170 µm de longueur pour 13 µm de largeur
-* [Amyloïdie->https://www.mycodb.fr/glossaire.php#Amylo%C3%AFde]: J-, c\'est à dire que l\'extrémité ne bleuit pas au réactif de Melzer.
<doc11026|center>
{{Spores}}
-* Les spores sont grandes, allongées, fusiformes, légèrement incurvées, septées, c\'est à dire cloisonnées (de 5 à 10 voire 12 [septas->https://fr.wiktionary.org/wiki/septa]), étranglées au niveau des septas.
-* de couleur jaunâtre - brun très claire,
-* on dénombre de 1 à 4 ou 5 guttules dans chacun des compartiments (en général une grosse et d\'autres plus petites)
-* taille: 40-50x5-6 µm.
<doc11014|center>
{{Comestibilité}}
Non comestible...
{{Références}}
-* LAESSOE T., PETERSEN J.H., 2020 - Les Champignons d\'Europe tempérée - Ed. Biotope, Tome 2 p 1562.
-* MEDARDI G., 2018 - Atlante fotografico degli Ascomiceti d\'Italia, Ed. ASSOCIAZIONE MICOLLOGICA BRESADOLA, p. 312.
-* DENNIS R.W.G, 1978 - British Ascomycetes, Ed. J Cramer, p.437.
-* BREITENBACH J., KRÄNZLIN F., 1984 - Champignons de Suisse, Tome 1, pp 296 et 297.
-* BRESSON Y., 1996 - Dictionnaire étymologique des noms scientifiques de champignons - Edition Association Mycologique d\'Aix-en-Provence.
-* {Leptosphaeria acuta} sur [Mycodb->https://www.mycodb.fr/fiche.php?genre=Leptosphaeria&espece=acuta]
',
'save' => '<small>par Frédéric Della Giusta</small>
Nous sommes toujours dans la funeste période de l\'année synonyme de marée basse mycologique. Malgré le redoux de ces dernières semaines, le froid sibérien et les quelques flocons de neige tombés sur nous cette semaine comme la misère sur la pauvre, auront eu raison de nos espoirs de poussée printanière. Hier, lors de la sortie Bryologie en forêt d\'Abbecourt, on n\'aura guère trouvé qu\'une [{Psathyrella spadiceogrisea}->https://www.mycodb.fr/fiche.php?genre=Psathyrella&espece=spadiceogrisea], et encore, en mauvais état, le polypore amadouvier ([{Fomes fomentarius}->https://www.mycodb.fr/fiche.php?genre=Fomes&espece=fomentarius]) qu\'il serait bien difficile de rater tant il est commun en nos forêts franciliennes, et {Leptosphaeria acuta}, petit champignon noir qui pousse au pied des tiges sèches d\'ortie ({Urtica dioica}) de l\'année précédente.
Ce petit champignon est, comme le [champignon de mars 2022->https://www.siteany78.org/spip.php?article1015], un [pyrénomycète->https://www.mycodb.fr/glossaire.php#Pyrenomyc%C3%A8tes]. Je constate d\'ailleurs avec horreur que je n\'avais pas donné l\'étymologie de ce mot le mois dernier. Et bien voici le mal réparé:
{{ {Pyrénomycète} }} est formé de "pyréno" provenant du grec [{?????}->https://fr.wiktionary.org/wiki/%CF%80%CF%85%CF%81%CE%AE%CE%BD] signifiant noyau et de "mycète", du grec [{?????}->https://fr.wiktionary.org/wiki/%CE%BC%CF%8D%CE%BA%CE%B7%CF%82#grc] signifiant champignon.
Il est bon aussi de maitriser un peu de vocabulaire car il est bien spécifique pour cette famille de champignons. Un bon dessin valant mille mots, en voici un à consulter sur le site de [Encyclopedia Universalis->https://www.universalis.fr/media/V030119/]; il est simple mais donne l\'essentiel.
On notera aussi que les périthèces de certains pyrénomycètes peuvent se réunir en une masse dure collective appelée stroma.
Il faut retenir enfin que les pyrénomycètes sont des ascomycètes, c\'est à dire qu\'ils produisent leur spores dans une sorte de petits tubes appelés [asques->https://fr.wikipedia.org/wiki/Asque_(cellule)], comme les pézizes ou les morilles.
Voila, on en sait assez pour briller en société ou en congrès mycologique, revenons donc à notre {Leptosphaeria acuta}.
{{Habitat}}
A la base des tiges d\'ortie ({Urtica dioica}) sèches de l\'année précédente, visibles toute l\'année et surtout de février à avril (octobre à avril selon Dennis). Les périthèces se développent sous le tissus cortical qui ne laisse alors apparaitre que les ostioles d\'où s\'échappent les spores.
<doc11011|center>
Quand la tige de l\'ortie est bien dégradée, l\'enveloppe corticale de cette dernière se déchire et se détache, laissant apparaitre les périthèces.
<doc11012|center>
{{[Périthèces->https://www.mycodb.fr/glossaire.php#P%C3%A9rith%C3%A8ces]}}
Les périthèces, noirs, coniques, avec une petite cheminée terminée par une ostiole, mesurent entre 0.3 et 0.5 mm de diamètre. Une loupe est absolument nécessaire pour en découvrir toute la splendeur. Ils poussent en troupe mais ne s\'agrègent pas en un stroma continu.
On n\'observe pas de déliquescence à la potasse (KOH).
<doc11013|center>
{{[Asques->https://www.mycodb.fr/glossaire.php#Asques]}}
-* les asques sont octosporées (c\'est à dire contiennent 8 spores)
-* les spores sont bisériées, c\'est à dire qu\'elle forme deux lignes dans l\'asque, les spores étant donc côte à côte sur deux rangs et 4 étages. Elles peuvent être quelques fois unisériées, mais rarement.
-* les asques mesurent environ 140 à 170 µm de longueur pour 13 µm de largeur
-* [Amyloïdie->https://www.mycodb.fr/glossaire.php#Amylo%C3%AFde]: J-, c\'est à dire que l\'extrémité ne bleuit pas au réactif de Melzer.
<doc11026|center>
{{Spores}}
-* Les spores sont grandes, allongées, fusiformes, légèrement incurvées, septées, c\'est à dire cloisonnées (de 5 à 10 voire 12 [septas->https://fr.wiktionary.org/wiki/septa]), étranglées au niveau des septas.
-* de couleur jaunâtre - brun très claire,
-* on dénombre de 1 à 4 ou 5 guttules dans chacun des compartiments (en général une grosse et d\'autres plus petites)
-* taille: 40-50x5-6 µm.
<doc11014|center>
{{Comestibilité}}
Non comestible...
{{Références}}
-* LAESSOE T., PETERSEN J.H., 2020 - Les Champignons d\'Europe tempérée - Ed. Biotope, Tome 2 p 1562.
-* MEDARDI G., 2018 - Atlante fotografico degli Ascomiceti d\'Italia, Ed. ASSOCIAZIONE MICOLLOGICA BRESADOLA, p. 312.
-* DENNIS R.W.G, 1978 - British Ascomycetes, Ed. J Cramer, p.437.
-* BREITENBACH J., KRÄNZLIN F., 1984 - Champignons de Suisse, Tome 1, pp 296 et 297.
-* BRESSON Y., 1996 - Dictionnaire étymologique des noms scientifiques de champignons - Edition Association Mycologique d\'Aix-en-Provence.
-* {Leptosphaeria acuta} sur [Mycodb->https://www.mycodb.fr/fiche.php?genre=Leptosphaeria&espece=acuta]
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),
)
2024-09-09 18:25:01 81.65.147.187 (pid 25369) :Pri:CRITIQUE: Erreur enregistrement en base article/247 champs :array (
'texte' =>
array (
'post' => '{{{Compte rendu d\'une petite escapade en Pologne
<br/>du 23 au 30 avril 2010}}}
{{ {Vendredi 23} }}
Après une logique inquiétude d\'annulation de vol suite à l\'éruption du volcan Islandais, au nom imprononçable, nous partons comme prévu. <br/>Nous sommes reçus à Varsovie par le président de l\'association du jumelage des villes de Saint-Germain-en-Laye et Konstancin (au sud de Varsovie), qui sera notre accompagnateur durant tout notre séjour.
<br/>Notre hôtel «Le Matin» (la patronne parle français) est situé dans une zone résidentielle de Konstancin impressionnante par la taille et la qualité de ses maisons.<emb1126|center>
{{ {Samedi 24} }}
Départ à 5 h 30 ; le jardinier en chef de la ville nous accompagne pour cette première sortie dans les marais de Konstancin, entre l\'usine à papier et la rivière Jeziorna.
<br/>Nous sommes accueillis par une Cigogne blanche. Ce marais abrite une colonie de Mouettes rieuses nicheuses et un grand nombre d\'oiseaux d\'eau : Chevaliers gambette et guignette, Combattants variés (encore en plumage d\'hiver), Barges à queue noire, Vanneaux huppés, Canards colvert et souchet, Fuligule milouin, Sarcelles d\'hiver et d\'été, Grèbes castagneux, Foulques macroules, Cygnes tuberculés, Choucas des tours, Corneilles mantelées (cette corneille remplace la Corneille noire de nos contrées) et quelques oiseaux moins communs comme : Busards des roseaux, Milans noirs, Chevaliers sylvains, Rousserolles turdoïdes. Nous observons le nid de la [Remiz penduline->emb1113] mais nous ne la verrons pas.
<br/>Après le petit-déjeuner, nous repartons vers la Vistule. Une longue promenade sur la digue qui protège les terres avoisinantes nous permet d\'observer de nouveaux oiseaux : Goélands cendrés, Sternes pierregarins, Grands corbeaux, Moineaux friquets, Grives litornes....
<br/>Lors de notre balade le long de la Vistule nous avons repéré au loin un dépôt d\'ordures (celui de la ville de Varsovie) survolé par des nuées d\'oiseaux. Nous décidons d\'y aller après le déjeuner. <br/>L\'approche nous révèle des observations de qualité : Bruant jaune, Tarier des prés et Grand corbeau, des Chevreuils s\'enfuient à notre approche. Un Lézard vivipare mâle est rapidement vu et une femelle est attrapée et photographiée. Le milieu est également riche de fleurs comme le Populage des marais.
{{ {Dimanche 25} }}
La journée est consacrée à la visite de Varsovie. Nous commençons par le musée de la chasse et de la nature dans le parc du Royal Lazienki Museum, promenade dans le parc et déjeuner sur la place du Vieux marché, petit tour dans la ville.<emb1127|center>
Nous dînons chez notre guide qui héberge dans son jardin, dans un Pin sylvestre étêté, un couple de Pic mar et ses jeunes.
{{ {Lundi 26} }}
Accueil à la mairie de Konstancin par le maire et deux de ses adjoints.
<br/>Visite du [département des « Eaux et Forêts »->emb1118] du district de Varsovie, promenade en forêt avec des membres du personnel du centre jusqu\'à des étangs d\'élevage de carpes en forêt de Chojnowski (parc naturel). Au début de la promenade en forêt nous avons la chance d\'observer un Grosbec casse-noyaux. Près d\'un étang un couple de Harle bièvre s\'ajoute à notre liste ; de nombreuses traces de castors sont facilement visibles.
<br/>Le déjeuner organisé par les forestiers est original, chacun faisant cuire sa « saucisse au feu » : c\'est sympathique et convivial ; nous passons un bon moment. Retour à Konstancin et promenade le long de la rivière Jezornia où nous allons voir un [barrage de Castors->emb1110] dans un parc de la ville, puis retour au marais de Konstancin où de nouvelles espèces seront observées.
{{ {Mardi 27} }}
Départ pour le parc national de Biebrza (nord-est de Varsovie). Nous partons sous la pluie et dans les embouteillages pour sortir de Varsovie (il n\'y a pas que chez nous !). En route, nous prenons notre guide francophone, spécialiste culturelle ; elle nous accompagnera jusqu\'à la fin de notre voyage.
<br/>Une promenade en barques dans la réserve de Narwianski au bord d\'un bras de la rivière Narew. Malheureusement sous la pluie nous ne verrons pas grand-chose à part une hutte de Castor. Visite de la maison du parc et de son petit musée.
<br/>Arrivée à Laskowiec où nous serons hébergés; nous sommes accueillis par une Cigogne blanche sur son nid dans la cour. Nous observons les premiers Combattants variés en plumage nuptial. <emb1134|center>
{{ {Mercredi 28} }}
Levé 5 h 30 : nous sommes rejoints par notre guide ornitho qui nous accompagnera pendant 2 jours.
<br/>Grande promenade à pied vers des prairies inondées entre Laskowiec et Zajki avec de nombreuses observations dont le [Bruant jaune->doc1102] chanteur, la Guiffette moustac, un grèbe à cou noir et audition du Rossignol progné.
<br/>Départ pour le village de Strękowa Góra et observations dans les prairies inondées à partir de la digue. Remontée vers le nord et vision de plusieurs petits hameaux sur les zones encore très inondées à cette saison (Burzyn, Brzostowo et MÅ›cichy). Retour à Laskowiec en passant par la route impériale. Arrêt à la tour de vision du canal Rudzki puis à celle de la prairie humide Dluga Luka. Traversée de la forêt inondée et une observation d\'Élan.
<br/>Écoute nocturne près du gîte : Butor étoilé et Bécassine des marais.
{{ {Jeudi 29} }}
Observations sur la prairie tourbeuse de Dluga Luka. Observation d\'un lek (aire de parade nuptiale) de Combattants variés sur les anciens polders de Bagno Wizna ; c\'est tellement impressionnant que nous restons longtemps sur place. Les 3 espèces de Guifettes se côtoient : leucoptère, noire et moustac, et les trois espèces de Cygnes : tuberculé, chanteur et de Bewick. Un Chevalier sylvain est très proche. Après le petit-déjeuner nous partons sur un site de Castor. Notre guide nous explique sa biologie, les dégâts qu\'il commet et les mesures envisagées pour réduire sa population en forte croissance. Nous continuons par une marche sur un long ponton en bois qui nous mène à une plate-forme au coeur du marais. De là nous voyons entre autres un Busard des roseaux, des Bécassines des marais en parade mais aussi des fleurs et des insectes.<emb1131|center>
Accès à la zone des anciennes dunes éoliennes sur lesquelles on aperçoit entre autres, un Élan, la Gorgebleue à miroir, une couleuvre à collier, une Bergeronnette citrine, un Tarin des Aulnes, un Faucon hobereau et un Busard cendré.
<br/>Visite à la maison de l\'administration du parc national à Osowiec Twierdza.
<br/>De retour vers l\'hôtel, des voitures arrêtées le long de la route attirent notre attention : une [femelle Élan->emb1115] est toute proche. Nous la photographions de très près. Nous poursuivons notre initiation par un site de tourbière.
<br/>Une nouvelle sortie nocturne nous permet d\'entendre le Sonneur à ventre de feu, la Grenouille verte sp. et le cri sonore de la Marouette ponctuée (identifiée a posteriori par son enregistrement)<doc1101|player>
{{ {Vendredi 30} }}
Une partie du groupe retourne photographier les Combattants variés, les autres font une ballade vers les prairies inondées entre Laskowiec et Zajki et observent avec plaisir une Grive litorne construire son nid, la Bécassine des marais et la Bergeronnettes printanière, la Barge à queue noire et la Guifette.
<br/>Nous visitons ensuite la ville de Tykocin : l\'église de style baroque et la synagogue transformée en musée.<emb1132|center>
Arrêt au hameau de Pentowo accueillant près de 30 nids de [Cigogne blanche->emb1103]. Nous repartons ensuite vers Varsovie puis reprenons notre avion pour Paris.
Nos correspondants Polonais ont fait un petit compte rendu eux aussi, si vous voulez y accéder, [c\'est ici (traduit par Google !).->http://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=pl&u=http://www.konstancinjeziorna.pl/&ei=728OTNPYMpCL4gb63pDLDA&sa=X&oi=translate&ct=result&resnum=3&ved=0CCsQ7gEwAg&prev=/search%3Fq%3Dkonstancinjeziorna%26hl%3Dfr%26sa%3DG] Il faut aller dans la rubrique "La coopération internationale" puis sur "Relation avec la visite de naturalistes français".
La liste complète des oiseaux vus ou entendus (soit 119 espèces) figure ci-dessous.
<small>Rédaction et photos de Jacques Coatmeur, Jean Pierre Thauvin et Bertrand Mennesson.</small>',
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<br/>du 23 au 30 avril 2010}}}
{{ {Vendredi 23} }}
Après une logique inquiétude d\'annulation de vol suite à l\'éruption du volcan Islandais, au nom imprononçable, nous partons comme prévu. <br/>Nous sommes reçus à Varsovie par le président de l\'association du jumelage des villes de Saint-Germain-en-Laye et Konstancin (au sud de Varsovie), qui sera notre accompagnateur durant tout notre séjour.
<br/>Notre hôtel «Le Matin» (la patronne parle français) est situé dans une zone résidentielle de Konstancin impressionnante par la taille et la qualité de ses maisons.<emb1126|center>
{{ {Samedi 24} }}
Départ à 5 h 30 ; le jardinier en chef de la ville nous accompagne pour cette première sortie dans les marais de Konstancin, entre l\'usine à papier et la rivière Jeziorna.
<br/>Nous sommes accueillis par une Cigogne blanche. Ce marais abrite une colonie de Mouettes rieuses nicheuses et un grand nombre d\'oiseaux d\'eau : Chevaliers gambette et guignette, Combattants variés (encore en plumage d\'hiver), Barges à queue noire, Vanneaux huppés, Canards colvert et souchet, Fuligule milouin, Sarcelles d\'hiver et d\'été, Grèbes castagneux, Foulques macroules, Cygnes tuberculés, Choucas des tours, Corneilles mantelées (cette corneille remplace la Corneille noire de nos contrées) et quelques oiseaux moins communs comme : Busards des roseaux, Milans noirs, Chevaliers sylvains, Rousserolles turdoïdes. Nous observons le nid de la [Remiz penduline->emb1113] mais nous ne la verrons pas.
<br/>Après le petit-déjeuner, nous repartons vers la Vistule. Une longue promenade sur la digue qui protège les terres avoisinantes nous permet d\'observer de nouveaux oiseaux : Goélands cendrés, Sternes pierregarins, Grands corbeaux, Moineaux friquets, Grives litornes....
<br/>Lors de notre balade le long de la Vistule nous avons repéré au loin un dépôt d\'ordures (celui de la ville de Varsovie) survolé par des nuées d\'oiseaux. Nous décidons d\'y aller après le déjeuner. <br/>L\'approche nous révèle des observations de qualité : Bruant jaune, Tarier des prés et Grand corbeau, des Chevreuils s\'enfuient à notre approche. Un Lézard vivipare mâle est rapidement vu et une femelle est attrapée et photographiée. Le milieu est également riche de fleurs comme le Populage des marais.
{{ {Dimanche 25} }}
La journée est consacrée à la visite de Varsovie. Nous commençons par le musée de la chasse et de la nature dans le parc du Royal Lazienki Museum, promenade dans le parc et déjeuner sur la place du Vieux marché, petit tour dans la ville.<emb1127|center>
Nous dînons chez notre guide qui héberge dans son jardin, dans un Pin sylvestre étêté, un couple de Pic mar et ses jeunes.
{{ {Lundi 26} }}
Accueil à la mairie de Konstancin par le maire et deux de ses adjoints.
<br/>Visite du [département des « Eaux et Forêts »->emb1118] du district de Varsovie, promenade en forêt avec des membres du personnel du centre jusqu\'à des étangs d\'élevage de carpes en forêt de Chojnowski (parc naturel). Au début de la promenade en forêt nous avons la chance d\'observer un Grosbec casse-noyaux. Près d\'un étang un couple de Harle bièvre s\'ajoute à notre liste ; de nombreuses traces de castors sont facilement visibles.
<br/>Le déjeuner organisé par les forestiers est original, chacun faisant cuire sa « saucisse au feu » : c\'est sympathique et convivial ; nous passons un bon moment. Retour à Konstancin et promenade le long de la rivière Jezornia où nous allons voir un [barrage de Castors->emb1110] dans un parc de la ville, puis retour au marais de Konstancin où de nouvelles espèces seront observées.
{{ {Mardi 27} }}
Départ pour le parc national de Biebrza (nord-est de Varsovie). Nous partons sous la pluie et dans les embouteillages pour sortir de Varsovie (il n\'y a pas que chez nous !). En route, nous prenons notre guide francophone, spécialiste culturelle ; elle nous accompagnera jusqu\'à la fin de notre voyage.
<br/>Une promenade en barques dans la réserve de Narwianski au bord d\'un bras de la rivière Narew. Malheureusement sous la pluie nous ne verrons pas grand-chose à part une hutte de Castor. Visite de la maison du parc et de son petit musée.
<br/>Arrivée à Laskowiec où nous serons hébergés; nous sommes accueillis par une Cigogne blanche sur son nid dans la cour. Nous observons les premiers Combattants variés en plumage nuptial. <emb1134|center>
{{ {Mercredi 28} }}
Levé 5 h 30 : nous sommes rejoints par notre guide ornitho qui nous accompagnera pendant 2 jours.
<br/>Grande promenade à pied vers des prairies inondées entre Laskowiec et Zajki avec de nombreuses observations dont le [Bruant jaune->doc1102] chanteur, la Guiffette moustac, un grèbe à cou noir et audition du Rossignol progné.
<br/>Départ pour le village de Str?kowa Góra et observations dans les prairies inondées à partir de la digue. Remontée vers le nord et vision de plusieurs petits hameaux sur les zones encore très inondées à cette saison (Burzyn, Brzostowo et MÅ›cichy). Retour à Laskowiec en passant par la route impériale. Arrêt à la tour de vision du canal Rudzki puis à celle de la prairie humide Dluga Luka. Traversée de la forêt inondée et une observation d\'Élan.
<br/>Écoute nocturne près du gîte : Butor étoilé et Bécassine des marais.
{{ {Jeudi 29} }}
Observations sur la prairie tourbeuse de Dluga Luka. Observation d\'un lek (aire de parade nuptiale) de Combattants variés sur les anciens polders de Bagno Wizna ; c\'est tellement impressionnant que nous restons longtemps sur place. Les 3 espèces de Guifettes se côtoient : leucoptère, noire et moustac, et les trois espèces de Cygnes : tuberculé, chanteur et de Bewick. Un Chevalier sylvain est très proche. Après le petit-déjeuner nous partons sur un site de Castor. Notre guide nous explique sa biologie, les dégâts qu\'il commet et les mesures envisagées pour réduire sa population en forte croissance. Nous continuons par une marche sur un long ponton en bois qui nous mène à une plate-forme au coeur du marais. De là nous voyons entre autres un Busard des roseaux, des Bécassines des marais en parade mais aussi des fleurs et des insectes.<emb1131|center>
Accès à la zone des anciennes dunes éoliennes sur lesquelles on aperçoit entre autres, un Élan, la Gorgebleue à miroir, une couleuvre à collier, une Bergeronnette citrine, un Tarin des Aulnes, un Faucon hobereau et un Busard cendré.
<br/>Visite à la maison de l\'administration du parc national à Osowiec Twierdza.
<br/>De retour vers l\'hôtel, des voitures arrêtées le long de la route attirent notre attention : une [femelle Élan->emb1115] est toute proche. Nous la photographions de très près. Nous poursuivons notre initiation par un site de tourbière.
<br/>Une nouvelle sortie nocturne nous permet d\'entendre le Sonneur à ventre de feu, la Grenouille verte sp. et le cri sonore de la Marouette ponctuée (identifiée a posteriori par son enregistrement)<doc1101|player>
{{ {Vendredi 30} }}
Une partie du groupe retourne photographier les Combattants variés, les autres font une ballade vers les prairies inondées entre Laskowiec et Zajki et observent avec plaisir une Grive litorne construire son nid, la Bécassine des marais et la Bergeronnettes printanière, la Barge à queue noire et la Guifette.
<br/>Nous visitons ensuite la ville de Tykocin : l\'église de style baroque et la synagogue transformée en musée.<emb1132|center>
Arrêt au hameau de Pentowo accueillant près de 30 nids de [Cigogne blanche->emb1103]. Nous repartons ensuite vers Varsovie puis reprenons notre avion pour Paris.
Nos correspondants Polonais ont fait un petit compte rendu eux aussi, si vous voulez y accéder, [c\'est ici (traduit par Google !).->http://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=pl&u=http://www.konstancinjeziorna.pl/&ei=728OTNPYMpCL4gb63pDLDA&sa=X&oi=translate&ct=result&resnum=3&ved=0CCsQ7gEwAg&prev=/search%3Fq%3Dkonstancinjeziorna%26hl%3Dfr%26sa%3DG] Il faut aller dans la rubrique "La coopération internationale" puis sur "Relation avec la visite de naturalistes français".
La liste complète des oiseaux vus ou entendus (soit 119 espèces) figure ci-dessous.
<small>Rédaction et photos de Jacques Coatmeur, Jean Pierre Thauvin et Bertrand Mennesson.</small>',
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array (
'post' => '{{{Tome 44 - Fasc. I - Mars 2017}}}
-* La corbeautière de Versailles - Etat des lieux 2016 par Jean-Pierre Thauvin
-* Diversité et distribution des peuplements d\'Orthoptères en milieux forestier périurbain en Vallée de Chevreuse (Île-de-France) par François Bétard
-* [Notes mycologiques 2016->doc6675] par Etienne Varney
-* Bibliothèques sur Internet par Jérôme Maffert.
[Accès au pdf->https://1drv.ms/b/s!AunE5Zhm5tObrCYPqVsQ6ddJ5IKg]
{{{Tome 44 - Fasc. II - Juin 2017}}}
-* Le crapaud vert par Jérôme Maffert
-* L\'abeille et le frelon, fable par Antoine Bouvier
-* A la recherche du Palomet par Jérôme Maffert > [article complet->article680]
-* Le coucou maltraité, fable par Antoine Bouvier
-* Fiche de lecture : Guide des teintures naturelles par Jérôme Maffert
-* Fiche de lecture : Les liliacées par Jérôme Maffert.
[Accès au pdf->https://1drv.ms/b/s!AunE5Zhm5tObrCfYSMRGFClZ3U0z]
{{{Tome 44 - Fasc. III - Septembre 2017}}}
-* Note bryologique : {Coscinodon cribrosus} par Evelyne et Michel Blondel
-* Un arbre peu fréquent dans les parcs et jardins, {Aextoxicon punctatum} Ruíz & Pav. par Danielle Callen
-* A la recherche des champignons par Vojislav Donić, traduit du serbe par Ivana Velimirac
-* Fiche de lecture : Atlas des amphibiens et reptiles de France par Alain Rouanet
[Accès au pdf->https://1drv.ms/b/s!AunE5Zhm5tObrCh3hgDNd1vE9GDw]
{{{Tome 44 - Fasc. IV - Décembre 2017}}}
-* Les corbeautières des Yvelines par Jean-Pierre Thauvin
-* Première journée du patrimoine géologique francilien par Antoine Bouvier
-* {Clathrus ruber} par Yves Gombert & Philippe Raimbert
-* Les agarics par Jérôme Maffert
[Accès au pdf->https://1drv.ms/b/s!AunE5Zhm5tObultSnxmWeJfb52fE?e=o8DcXX]
<small>Les bulletins peuvent être consultés à la [bibliothèque->rubrique19] ou commandés au [secrétariat->article13].</small>
',
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-* La corbeautière de Versailles - Etat des lieux 2016 par Jean-Pierre Thauvin
-* Diversité et distribution des peuplements d\'Orthoptères en milieux forestier périurbain en Vallée de Chevreuse (Île-de-France) par François Bétard
-* [Notes mycologiques 2016->doc6675] par Etienne Varney
-* Bibliothèques sur Internet par Jérôme Maffert.
[Accès au pdf->https://1drv.ms/b/s!AunE5Zhm5tObrCYPqVsQ6ddJ5IKg]
{{{Tome 44 - Fasc. II - Juin 2017}}}
-* Le crapaud vert par Jérôme Maffert
-* L\'abeille et le frelon, fable par Antoine Bouvier
-* A la recherche du Palomet par Jérôme Maffert > [article complet->article680]
-* Le coucou maltraité, fable par Antoine Bouvier
-* Fiche de lecture : Guide des teintures naturelles par Jérôme Maffert
-* Fiche de lecture : Les liliacées par Jérôme Maffert.
[Accès au pdf->https://1drv.ms/b/s!AunE5Zhm5tObrCfYSMRGFClZ3U0z]
{{{Tome 44 - Fasc. III - Septembre 2017}}}
-* Note bryologique : {Coscinodon cribrosus} par Evelyne et Michel Blondel
-* Un arbre peu fréquent dans les parcs et jardins, {Aextoxicon punctatum} Ruíz & Pav. par Danielle Callen
-* A la recherche des champignons par Vojislav Doni?, traduit du serbe par Ivana Velimirac
-* Fiche de lecture : Atlas des amphibiens et reptiles de France par Alain Rouanet
[Accès au pdf->https://1drv.ms/b/s!AunE5Zhm5tObrCh3hgDNd1vE9GDw]
{{{Tome 44 - Fasc. IV - Décembre 2017}}}
-* Les corbeautières des Yvelines par Jean-Pierre Thauvin
-* Première journée du patrimoine géologique francilien par Antoine Bouvier
-* {Clathrus ruber} par Yves Gombert & Philippe Raimbert
-* Les agarics par Jérôme Maffert
[Accès au pdf->https://1drv.ms/b/s!AunE5Zhm5tObultSnxmWeJfb52fE?e=o8DcXX]
<small>Les bulletins peuvent être consultés à la [bibliothèque->rubrique19] ou commandés au [secrétariat->article13].</small>
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-* La corbeautière de Versailles - Etat des lieux 2016 par Jean-Pierre Thauvin
-* Diversité et distribution des peuplements d\'Orthoptères en milieux forestier périurbain en Vallée de Chevreuse (Île-de-France) par François Bétard
-* [Notes mycologiques 2016->doc6675] par Etienne Varney
-* Bibliothèques sur Internet par Jérôme Maffert.
[Accès au pdf->https://1drv.ms/b/s!AunE5Zhm5tObrCYPqVsQ6ddJ5IKg]
{{{Tome 44 - Fasc. II - Juin 2017}}}
-* Le crapaud vert par Jérôme Maffert
-* L\'abeille et le frelon, fable par Antoine Bouvier
-* A la recherche du Palomet par Jérôme Maffert > [article complet->article680]
-* Le coucou maltraité, fable par Antoine Bouvier
-* Fiche de lecture : Guide des teintures naturelles par Jérôme Maffert
-* Fiche de lecture : Les liliacées par Jérôme Maffert.
[Accès au pdf->https://1drv.ms/b/s!AunE5Zhm5tObrCfYSMRGFClZ3U0z]
{{{Tome 44 - Fasc. III - Septembre 2017}}}
-* Note bryologique : {Coscinodon cribrosus} par Evelyne et Michel Blondel
-* Un arbre peu fréquent dans les parcs et jardins, {Aextoxicon punctatum} Ruiz & Pav. par Danielle Callen
-* A la recherche des champignons par Vojislav Donić, traduit du serbe par Ivana Velimirac
-* Fiche de lecture : Atlas des amphibiens et reptiles de France par Alain Rouanet
[Accès au pdf->https://1drv.ms/b/s!AunE5Zhm5tObrCh3hgDNd1vE9GDw]
{{{Tome 44 - Fasc. IV - Décembre 2017}}}
-* Les corbeautières des Yvelines par Jean-Pierre Thauvin
-* Première journée du patrimoine géologique francilien par Antoine Bouvier
-* {Clathrus ruber} par Yves Gombert & Philippe Raimbert
-* Les agarics par Jérôme Maffert
[Accès au pdf->https://1drv.ms/b/s!AunE5Zhm5tObultSnxmWeJfb52fE?e=o8DcXX]
<small>Les bulletins peuvent être consultés à la [bibliothèque->rubrique19] ou commandés au [secrétariat->article13].</small>
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-* La corbeautière de Versailles - Etat des lieux 2016 par Jean-Pierre Thauvin
-* Diversité et distribution des peuplements d\'Orthoptères en milieux forestier périurbain en Vallée de Chevreuse (Île-de-France) par François Bétard
-* [Notes mycologiques 2016->doc6675] par Etienne Varney
-* Bibliothèques sur Internet par Jérôme Maffert.
[Accès au pdf->https://1drv.ms/b/s!AunE5Zhm5tObrCYPqVsQ6ddJ5IKg]
{{{Tome 44 - Fasc. II - Juin 2017}}}
-* Le crapaud vert par Jérôme Maffert
-* L\'abeille et le frelon, fable par Antoine Bouvier
-* A la recherche du Palomet par Jérôme Maffert > [article complet->article680]
-* Le coucou maltraité, fable par Antoine Bouvier
-* Fiche de lecture : Guide des teintures naturelles par Jérôme Maffert
-* Fiche de lecture : Les liliacées par Jérôme Maffert.
[Accès au pdf->https://1drv.ms/b/s!AunE5Zhm5tObrCfYSMRGFClZ3U0z]
{{{Tome 44 - Fasc. III - Septembre 2017}}}
-* Note bryologique : {Coscinodon cribrosus} par Evelyne et Michel Blondel
-* Un arbre peu fréquent dans les parcs et jardins, {Aextoxicon punctatum} Ruiz & Pav. par Danielle Callen
-* A la recherche des champignons par Vojislav Doni?, traduit du serbe par Ivana Velimirac
-* Fiche de lecture : Atlas des amphibiens et reptiles de France par Alain Rouanet
[Accès au pdf->https://1drv.ms/b/s!AunE5Zhm5tObrCh3hgDNd1vE9GDw]
{{{Tome 44 - Fasc. IV - Décembre 2017}}}
-* Les corbeautières des Yvelines par Jean-Pierre Thauvin
-* Première journée du patrimoine géologique francilien par Antoine Bouvier
-* {Clathrus ruber} par Yves Gombert & Philippe Raimbert
-* Les agarics par Jérôme Maffert
[Accès au pdf->https://1drv.ms/b/s!AunE5Zhm5tObultSnxmWeJfb52fE?e=o8DcXX]
<small>Les bulletins peuvent être consultés à la [bibliothèque->rubrique19] ou commandés au [secrétariat->article13].</small>
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'post' => 'L\'Opie reprend son cycle de webinaires !
Insectes : Quand voir petit, c\'est voir l\'avenir.
📣 Au programme : deux séances en ligne, gratuites et ouvertes à toutes et tous (sur inscription), au cours desquelles des spécialistes proposeront de courtes conférences ou exposés interactifs sur des thématiques liées à l\'entomofaune et sa préservation.
Nous commencerons par découvrir la faune du sol et son importance pour l\'écosystème. Grâce à des outils innovants comme Qubs, nous pourrons observer et suivre ces organismes essentiels à leur environnement. Ensuite, avec un regard nouveau, nous nous pencherons sur des pistes de pratiques plus responsables envers les insectes, en milieux agricoles et dans nos jardins.
Vous pourrez profiter de ces séances pour poser les questions qui vous animent au sujet des insectes, des recherches entomologiques, et des actions concrètes à leur égard.
Retrouvez tous nos webinaires disponibles en rediffusion sur notre chaîne YouTube
Inscrivez-vous à chacune de nos séances !
Attention, il faut bien faire la démarche pour chaque séance : remplir le formulaire et cliquer sur "s\'inscrire"
CINQUIÈME SÉANCE - La biodiversité discrète du sol
📅 Mercredi 27 novembre 2024
🕡18h30 - 19h30
Découverte de la faune du sol, et présentation de différents moyens de l\'observer et de la suivre, Hugo JOSSE, Chargé d\'animation Sciences participatives.
SIXIÈME SÉANCE - Perspectives de liens nouveaux
📅 Jeudi 19 décembre 2024
🕡 18h30 - 19h30
Le délicat équilibre des insectes dans les milieux agricoles, Paul VIGNAC, chargé de mission Pollinisateurs sauvages à l\'Opie.
Accueillir les insectes dans un jardin, Tifenn PEDRON, chargée de mission Plan pollinisateurs à l\'Opie.
Les webinaires de l\'Opie sont soutenus par l\'Office Français de la Biodiversité.
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Insectes : Quand voir petit, c\'est voir l\'avenir.
? Au programme : deux séances en ligne, gratuites et ouvertes à toutes et tous (sur inscription), au cours desquelles des spécialistes proposeront de courtes conférences ou exposés interactifs sur des thématiques liées à l\'entomofaune et sa préservation.
Nous commencerons par découvrir la faune du sol et son importance pour l\'écosystème. Grâce à des outils innovants comme Qubs, nous pourrons observer et suivre ces organismes essentiels à leur environnement. Ensuite, avec un regard nouveau, nous nous pencherons sur des pistes de pratiques plus responsables envers les insectes, en milieux agricoles et dans nos jardins.
Vous pourrez profiter de ces séances pour poser les questions qui vous animent au sujet des insectes, des recherches entomologiques, et des actions concrètes à leur égard.
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Attention, il faut bien faire la démarche pour chaque séance : remplir le formulaire et cliquer sur "s\'inscrire"
CINQUIÈME SÉANCE - La biodiversité discrète du sol
? Mercredi 27 novembre 2024
?18h30 - 19h30
Découverte de la faune du sol, et présentation de différents moyens de l\'observer et de la suivre, Hugo JOSSE, Chargé d\'animation Sciences participatives.
SIXIÈME SÉANCE - Perspectives de liens nouveaux
? Jeudi 19 décembre 2024
? 18h30 - 19h30
Le délicat équilibre des insectes dans les milieux agricoles, Paul VIGNAC, chargé de mission Pollinisateurs sauvages à l\'Opie.
Accueillir les insectes dans un jardin, Tifenn PEDRON, chargée de mission Plan pollinisateurs à l\'Opie.
Les webinaires de l\'Opie sont soutenus par l\'Office Français de la Biodiversité.
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'post' => '<small><small>(Par Étienne Varney)</small></small><br>
Tôt, ce dimanche matin ; le temps maussade n’empêche pas un public nombreux de visiter un des sites remarquables du [parc naturel régional Haute Vallée de Chevreuse->https://www.parc-naturel-chevreuse.fr].
Site remarquable comme décrit dans l’ouvrage « Curiosités Géologiques du massif de Rambouillet »* :
- Le ru des vaux présente une succession de cascades au milieu d’un chaos gréseux. Les gros blocs formés aux dépens d’une bande gréseuse du sommet des Sables de Fontainebleau (au niveau du plateau). Sables du Rupélien qui représentent la dernière transgression marine du bassin parisien, il y a 30 millions d’années.
- Le ru jusque-là orienté ONO-ENE forme un coude brusque vers le nord, phénomène expliqué par une capture hydrographique qu’on situe au début du Quaternaire.
En raison de ses qualités esthétiques, le site a accueilli de nombreux peintres paysagistes dont le chef de file, Germain Pelouse, a les faveurs d’une statue près de l’étang. Nous passons devant au milieu de notre périple.
Mais, vous me direz (ou pas), que ce guide géologique s’égare à parler du caractère romantique du lieu. Peu importe, le site dégage par sa morphologie, une histoire qu’il est plaisant de remonter.
<emb11994|center>
Il est temps de parler champignons ? J’entends ces murmures en ce sens. Aussi, je n’évoquerais pas les théories qui expliquent la formation des grès siliceux ; vous pourrez vous reporter à l’article que j’ai commis : «[Promenades en forêt de Fontainebleau, notes mycologiques et géologiques
->https://onedrive.live.com/?authkey=%21AFUdeOwitgiXWmo&id=9BD3E66698E5C4E9%2114437&cid=9BD3E66698E5C4E9&parId=root&parQt=sharedby&o=OneUp]
Je dirai tout de même que ces grès ont été exploités à Senlisse, à quelques kilomètres ; roche utilisée pour les pavés parisiens.
<emb11994|center>
Revenons à nos moutons.
Les champignons ne sont pas nombreux en cette arrière-saison ; mais certains ont le plaisir de remplir le panier de Trompette des morts (Craterellus cornucopioides). Du coup, on demande où l’on rencontre cette bonne espèce ?
La chênaie-charmaie : l’occasion de faire (encore !) une digression sur les groupements végétaux et les arbres. Beaucoup de champignons sont associés à une essence d’arbre et aux terrains acides ou pas ; c’est pourquoi, on ne s’intéresse pas qu’aux caractères du champignon mais aussi à son milieu. (Pour certains esprits chagrins qui disent que les mycologues sont sectaires ; si, si, j’ai déjà entendu)
Plus loin, quelques Clitocybes des feuilles (Clitocybe phyllophila) aux lames décurrentes. Cette espèce toxique ressemble à l’estimable Meunier (Clitopilus prunulus) d’autant qu’ils dégagent une odeur agréable.
« phyllophila » l’occasion de préciser l’éthymologie : (Grec) : φύλλον (phûllon) = feuille, φίλος (philos) = ami ; donc ami des feuilles. François nous confirme cela.
Autre champignon blanc, le Clitocybe en touffes (Leucocybe connatum) dont la chair réagit en bleu noir (d’habitude en violet) au sulfate de fer ; c’est la deuxième occurrence dans l’inventaire des Yvelines !
<emb11994|center>
Sur la rive droite de l’étang, nous enfonçons dans l’aulnaie.
Et enfoncer est le terme exact pour une participante qui s’enfonça jusqu’aux genoux dans la vase de ce milieu humide. Bon, a priori, on n’a pas perdu de gens !
L’aulne glutineux (Alnus glutinosa), arbre hygrophile est présent dans les marécages, au bord des eaux. Ils supportent des milieux ingrats grâce à deux types de synergies :
- la mycorhization : plus les champignons associés sont diversifiés, plus la protection et la nutrition de l’arbre sont efficaces.
- l’actinorhization, due à des bactéries filamenteuses du genre Frankia (appelées Actinomycètes), qui forment des nodosités faciles à voir (« galles » rouges souvent affleurantes à la surface des racines) ; elles sont fixatrices d’azote atmosphérique et assurent l’alimentation en nitrates de toute l’association.
Les aulnaies sont accompagnées d’un cortège spécifique de champignons supérieurs. Nous ne rencontrons qu’une petite espèce Alnicole jaunâtre (Alnicola escharoides), cf. photos.
En revanche, quelques belles espèces comme la Mycène groupée (Phloeomana speirea), petite Mycène à lames decurrentes qui pousse sur bois mort.
<emb11994|center>
Une belle sortie, occasion d’échanger sur les sujets variés (géomorphologie, grec ancien, botanique mais aussi mycologie !)
<br>
Merci aux photographes : Chantal, Christelle, Frédéric S, Frédéric DG, Vincent, Étienne (photos ci-dessous).
En particulier, Frédéric S nous montre quelques micromycètes (champignons dont la fructification n’est visible qu’à la loupe) : sa spécialité, les rouilles qu’il est heureux de rencontrer car certaines peu répandues (une d’entre elles, qu’il voit pour la première fois en Île-de-France ; cf. Liste)
* Bétard F., 2022 - Curiosités géologiques : du massif de Rambouillet et de la vallée de Chevreuse. Editeur BRGM.
Un des ouvrages de la (Bibliothèque de l’ANY->https://new.mabib.fr/chesnay/] que nous vous convions de découvrir.
Autres livres acquis récemment à conseiller pour les champignons :
- Eyssartier G. & Roux P., 2024 - Le guide des champignons - France et Europe, Belin
- Courtecuisse R., 2024 - Guide des champignons de France et d’Europe. Delachaux et Niestlé
- Thomas Læssøe et Jens H. Petersen, 2020, Les Champignons d\'Europe tempérée (2 tomes). Biotope (en cours de réimpression)
',
'save' => '<small><small>(Par Étienne Varney)</small></small><br>
Tôt, ce dimanche matin ; le temps maussade n’empêche pas un public nombreux de visiter un des sites remarquables du [parc naturel régional Haute Vallée de Chevreuse->https://www.parc-naturel-chevreuse.fr].
Site remarquable comme décrit dans l’ouvrage « Curiosités Géologiques du massif de Rambouillet »* :
- Le ru des vaux présente une succession de cascades au milieu d’un chaos gréseux. Les gros blocs formés aux dépens d’une bande gréseuse du sommet des Sables de Fontainebleau (au niveau du plateau). Sables du Rupélien qui représentent la dernière transgression marine du bassin parisien, il y a 30 millions d’années.
- Le ru jusque-là orienté ONO-ENE forme un coude brusque vers le nord, phénomène expliqué par une capture hydrographique qu’on situe au début du Quaternaire.
En raison de ses qualités esthétiques, le site a accueilli de nombreux peintres paysagistes dont le chef de file, Germain Pelouse, a les faveurs d’une statue près de l’étang. Nous passons devant au milieu de notre périple.
Mais, vous me direz (ou pas), que ce guide géologique s’égare à parler du caractère romantique du lieu. Peu importe, le site dégage par sa morphologie, une histoire qu’il est plaisant de remonter.
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Il est temps de parler champignons ? J’entends ces murmures en ce sens. Aussi, je n’évoquerais pas les théories qui expliquent la formation des grès siliceux ; vous pourrez vous reporter à l’article que j’ai commis : «[Promenades en forêt de Fontainebleau, notes mycologiques et géologiques
->https://onedrive.live.com/?authkey=%21AFUdeOwitgiXWmo&id=9BD3E66698E5C4E9%2114437&cid=9BD3E66698E5C4E9&parId=root&parQt=sharedby&o=OneUp]
Je dirai tout de même que ces grès ont été exploités à Senlisse, à quelques kilomètres ; roche utilisée pour les pavés parisiens.
<emb11994|center>
Revenons à nos moutons.
Les champignons ne sont pas nombreux en cette arrière-saison ; mais certains ont le plaisir de remplir le panier de Trompette des morts (Craterellus cornucopioides). Du coup, on demande où l’on rencontre cette bonne espèce ?
La chênaie-charmaie : l’occasion de faire (encore !) une digression sur les groupements végétaux et les arbres. Beaucoup de champignons sont associés à une essence d’arbre et aux terrains acides ou pas ; c’est pourquoi, on ne s’intéresse pas qu’aux caractères du champignon mais aussi à son milieu. (Pour certains esprits chagrins qui disent que les mycologues sont sectaires ; si, si, j’ai déjà entendu)
Plus loin, quelques Clitocybes des feuilles (Clitocybe phyllophila) aux lames décurrentes. Cette espèce toxique ressemble à l’estimable Meunier (Clitopilus prunulus) d’autant qu’ils dégagent une odeur agréable.
« phyllophila » l’occasion de préciser l’éthymologie : (Grec) : ?????? (phûllon) = feuille, ????? (philos) = ami ; donc ami des feuilles. François nous confirme cela.
Autre champignon blanc, le Clitocybe en touffes (Leucocybe connatum) dont la chair réagit en bleu noir (d’habitude en violet) au sulfate de fer ; c’est la deuxième occurrence dans l’inventaire des Yvelines !
<emb11994|center>
Sur la rive droite de l’étang, nous enfonçons dans l’aulnaie.
Et enfoncer est le terme exact pour une participante qui s’enfonça jusqu’aux genoux dans la vase de ce milieu humide. Bon, a priori, on n’a pas perdu de gens !
L’aulne glutineux (Alnus glutinosa), arbre hygrophile est présent dans les marécages, au bord des eaux. Ils supportent des milieux ingrats grâce à deux types de synergies :
- la mycorhization : plus les champignons associés sont diversifiés, plus la protection et la nutrition de l’arbre sont efficaces.
- l’actinorhization, due à des bactéries filamenteuses du genre Frankia (appelées Actinomycètes), qui forment des nodosités faciles à voir (« galles » rouges souvent affleurantes à la surface des racines) ; elles sont fixatrices d’azote atmosphérique et assurent l’alimentation en nitrates de toute l’association.
Les aulnaies sont accompagnées d’un cortège spécifique de champignons supérieurs. Nous ne rencontrons qu’une petite espèce Alnicole jaunâtre (Alnicola escharoides), cf. photos.
En revanche, quelques belles espèces comme la Mycène groupée (Phloeomana speirea), petite Mycène à lames decurrentes qui pousse sur bois mort.
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Une belle sortie, occasion d’échanger sur les sujets variés (géomorphologie, grec ancien, botanique mais aussi mycologie !)
<br>
Merci aux photographes : Chantal, Christelle, Frédéric S, Frédéric DG, Vincent, Étienne (photos ci-dessous).
En particulier, Frédéric S nous montre quelques micromycètes (champignons dont la fructification n’est visible qu’à la loupe) : sa spécialité, les rouilles qu’il est heureux de rencontrer car certaines peu répandues (une d’entre elles, qu’il voit pour la première fois en Île-de-France ; cf. Liste)
* Bétard F., 2022 - Curiosités géologiques : du massif de Rambouillet et de la vallée de Chevreuse. Editeur BRGM.
Un des ouvrages de la (Bibliothèque de l’ANY->https://new.mabib.fr/chesnay/] que nous vous convions de découvrir.
Autres livres acquis récemment à conseiller pour les champignons :
- Eyssartier G. & Roux P., 2024 - Le guide des champignons - France et Europe, Belin
- Courtecuisse R., 2024 - Guide des champignons de France et d’Europe. Delachaux et Niestlé
- Thomas Læssøe et Jens H. Petersen, 2020, Les Champignons d\'Europe tempérée (2 tomes). Biotope (en cours de réimpression)
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Tôt, ce dimanche matin ; le temps maussade n’empêche pas un public nombreux de visiter un des sites remarquables du [parc naturel régional Haute Vallée de Chevreuse->https://www.parc-naturel-chevreuse.fr].
Site remarquable comme décrit dans l’ouvrage « Curiosités Géologiques du massif de Rambouillet »* :
- Le ru des vaux présente une succession de cascades au milieu d’un chaos gréseux. Les gros blocs formés aux dépens d’une bande gréseuse du sommet des Sables de Fontainebleau (au niveau du plateau). Sables du Rupélien qui représentent la dernière transgression marine du bassin parisien, il y a 30 millions d’années.
- Le ru jusque-là orienté ONO-ENE forme un coude brusque vers le nord, phénomène expliqué par une capture hydrographique qu’on situe au début du Quaternaire.
En raison de ses qualités esthétiques, le site a accueilli de nombreux peintres paysagistes dont le chef de file, Germain Pelouse, a les faveurs d’une statue près de l’étang. Nous passons devant au milieu de notre périple.
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Les champignons ne sont pas nombreux en cette arrière-saison ; mais certains ont le plaisir de remplir le panier de Trompette des morts (Craterellus cornucopioides). Du coup, on demande où l’on rencontre cette bonne espèce ?
La chênaie-charmaie : l’occasion de faire (encore !) une digression sur les groupements végétaux et les arbres. Beaucoup de champignons sont associés à une essence d’arbre et aux terrains acides ou pas ; c’est pourquoi, on ne s’intéresse pas qu’aux caractères du champignon mais aussi à son milieu. (Pour certains esprits chagrins qui disent que les mycologues sont sectaires ; si, si, j’ai déjà entendu)
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« phyllophila » l’occasion de préciser l’éthymologie : (Grec) : φύλλον (phûllon) = feuille, φίλος (philos) = ami ; donc ami des feuilles. François nous confirme cela.
Autre champignon blanc, le Clitocybe en touffes (Leucocybe connatum) dont la chair réagit en bleu noir (d’habitude en violet) au sulfate de fer ; c’est la deuxième occurrence dans l’inventaire des Yvelines !
<emb11994|center>
Sur la rive droite de l’étang, nous enfonçons dans l’aulnaie.
Et enfoncer est le terme exact pour une participante qui s’enfonça jusqu’aux genoux dans la vase de ce milieu humide. Bon, a priori, on n’a pas perdu de gens !
L’aulne glutineux (Alnus glutinosa), arbre hygrophile est présent dans les marécages, au bord des eaux. Ils supportent des milieux ingrats grâce à deux types de synergies :
- la mycorhization : plus les champignons associés sont diversifiés, plus la protection et la nutrition de l’arbre sont efficaces.
- l’actinorhization, due à des bactéries filamenteuses du genre Frankia (appelées Actinomycètes), qui forment des nodosités faciles à voir (« galles » rouges souvent affleurantes à la surface des racines) ; elles sont fixatrices d’azote atmosphérique et assurent l’alimentation en nitrates de toute l’association.
Les aulnaies sont accompagnées d’un cortège spécifique de champignons supérieurs. Nous ne rencontrons qu’une petite espèce Alnicole jaunâtre (Alnicola escharoides), cf. photos.
En revanche, quelques belles espèces comme la Mycène groupée (Phloeomana speirea), petite Mycène à lames decurrentes qui pousse sur bois mort.
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Une belle sortie, occasion d’échanger sur les sujets variés (géomorphologie, grec ancien, botanique mais aussi mycologie !)
<br>
Merci aux photographes : Chantal, Christelle, Frédéric S, Frédéric DG, Vincent, Étienne (photos ci-dessous).
En particulier, Frédéric S nous montre quelques micromycètes (champignons dont la fructification n’est visible qu’à la loupe) : sa spécialité, les rouilles qu’il est heureux de rencontrer car certaines peu répandues (une d’entre elles, qu’il voit pour la première fois en Île-de-France ; cf. Liste)
* Bétard F., 2022 - Curiosités géologiques : du massif de Rambouillet et de la vallée de Chevreuse. Editeur BRGM.
Un des ouvrages de la (Bibliothèque de l’ANY->https://new.mabib.fr/chesnay/] que nous vous convions de découvrir.
Autres livres acquis récemment à conseiller pour les champignons :
- Eyssartier G. & Roux P., 2024 - Le guide des champignons - France et Europe, Belin
- Courtecuisse R., 2024 - Guide des champignons de France et d’Europe. Delachaux et Niestlé
- Thomas Læssøe et Jens H. Petersen, 2020, Les Champignons d\'Europe tempérée (2 tomes). Biotope (en cours de réimpression)
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Tôt, ce dimanche matin ; le temps maussade n’empêche pas un public nombreux de visiter un des sites remarquables du [parc naturel régional Haute Vallée de Chevreuse->https://www.parc-naturel-chevreuse.fr].
Site remarquable comme décrit dans l’ouvrage « Curiosités Géologiques du massif de Rambouillet »* :
- Le ru des vaux présente une succession de cascades au milieu d’un chaos gréseux. Les gros blocs formés aux dépens d’une bande gréseuse du sommet des Sables de Fontainebleau (au niveau du plateau). Sables du Rupélien qui représentent la dernière transgression marine du bassin parisien, il y a 30 millions d’années.
- Le ru jusque-là orienté ONO-ENE forme un coude brusque vers le nord, phénomène expliqué par une capture hydrographique qu’on situe au début du Quaternaire.
En raison de ses qualités esthétiques, le site a accueilli de nombreux peintres paysagistes dont le chef de file, Germain Pelouse, a les faveurs d’une statue près de l’étang. Nous passons devant au milieu de notre périple.
Mais, vous me direz (ou pas), que ce guide géologique s’égare à parler du caractère romantique du lieu. Peu importe, le site dégage par sa morphologie, une histoire qu’il est plaisant de remonter.
<emb11994|center>
Il est temps de parler champignons ? J’entends ces murmures en ce sens. Aussi, je n’évoquerais pas les théories qui expliquent la formation des grès siliceux ; vous pourrez vous reporter à l’article que j’ai commis : «[Promenades en forêt de Fontainebleau, notes mycologiques et géologiques
->jj]
Je dirai tout de même que ces grès ont été exploités à Senlisse, à quelques kilomètres ; roche utilisée pour les pavés parisiens.
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Revenons à nos moutons.
Les champignons ne sont pas nombreux en cette arrière-saison ; mais certains ont le plaisir de remplir le panier de Trompette des morts (Craterellus cornucopioides). Du coup, on demande où l’on rencontre cette bonne espèce ?
La chênaie-charmaie : l’occasion de faire (encore !) une digression sur les groupements végétaux et les arbres. Beaucoup de champignons sont associés à une essence d’arbre et aux terrains acides ou pas ; c’est pourquoi, on ne s’intéresse pas qu’aux caractères du champignon mais aussi à son milieu. (Pour certains esprits chagrins qui disent que les mycologues sont sectaires ; si, si, j’ai déjà entendu)
Plus loin, quelques Clitocybes des feuilles (Clitocybe phyllophila) aux lames décurrentes. Cette espèce toxique ressemble à l’estimable Meunier (Clitopilus prunulus) d’autant qu’ils dégagent une odeur agréable.
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Autre champignon blanc, le Clitocybe en touffes (Leucocybe connatum) dont la chair réagit en bleu noir (d’habitude en violet) au sulfate de fer ; c’est la deuxième occurrence dans l’inventaire des Yvelines !
<emb11994|center>
Sur la rive droite de l’étang, nous enfonçons dans l’aulnaie.
Et enfoncer est le terme exact pour une participante qui s’enfonça jusqu’aux genoux dans la vase de ce milieu humide. Bon, a priori, on n’a pas perdu de gens !
L’aulne glutineux (Alnus glutinosa), arbre hygrophile est présent dans les marécages, au bord des eaux. Ils supportent des milieux ingrats grâce à deux types de synergies :
- la mycorhization : plus les champignons associés sont diversifiés, plus la protection et la nutrition de l’arbre sont efficaces.
- l’actinorhization, due à des bactéries filamenteuses du genre Frankia (appelées Actinomycètes), qui forment des nodosités faciles à voir (« galles » rouges souvent affleurantes à la surface des racines) ; elles sont fixatrices d’azote atmosphérique et assurent l’alimentation en nitrates de toute l’association.
Les aulnaies sont accompagnées d’un cortège spécifique de champignons supérieurs. Nous ne rencontrons qu’une petite espèce Alnicole jaunâtre (Alnicola escharoides), cf. photos.
En revanche, quelques belles espèces comme la Mycène groupée (Phloeomana speirea), petite Mycène à lames decurrentes qui pousse sur bois mort.
<emb11994|center>
Une belle sortie, occasion d’échanger sur les sujets variés (géomorphologie, grec ancien, botanique mais aussi mycologie !)
<br>
Merci aux photographes : Chantal, Christelle, Frédéric S, Frédéric DG, Vincent, Étienne (photos ci-dessous).
En particulier, Frédéric S nous montre quelques micromycètes (champignons dont la fructification n’est visible qu’à la loupe) : sa spécialité, les rouilles qu’il est heureux de rencontrer car certaines peu répandues (une d’entre elles, qu’il voit pour la première fois en Île-de-France ; cf. Liste)
* Bétard F., 2022 - Curiosités géologiques : du massif de Rambouillet et de la vallée de Chevreuse. Editeur BRGM.
Un des ouvrages de la (Bibliothèque de l’ANY->https://new.mabib.fr/chesnay/] que nous vous convions de découvrir.
Autres livres acquis récemment à conseiller pour les champignons :
- Eyssartier G. & Roux P., 2024 - Le guide des champignons - France et Europe, Belin
- Courtecuisse R., 2024 - Guide des champignons de France et d’Europe. Delachaux et Niestlé
- Thomas Læssøe et Jens H. Petersen, 2020, Les Champignons d\'Europe tempérée (2 tomes). Biotope (en cours de réimpression)
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2024-11-15 11:49:56 176.128.50.11 (pid 20607) :Pri:CRITIQUE: Erreur enregistrement en base article/1233 champs :array (
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'post' => '<small><small>(Par Étienne Varney)</small></small><br>
Tôt, ce dimanche matin ; le temps maussade n’empêche pas un public nombreux de visiter un des sites remarquables du [parc naturel régional Haute Vallée de Chevreuse->https://www.parc-naturel-chevreuse.fr].
Site remarquable comme décrit dans l’ouvrage « Curiosités Géologiques du massif de Rambouillet »* :
- Le ru des vaux présente une succession de cascades au milieu d’un chaos gréseux. Les gros blocs formés aux dépens d’une bande gréseuse du sommet des Sables de Fontainebleau (au niveau du plateau). Sables du Rupélien qui représentent la dernière transgression marine du bassin parisien, il y a 30 millions d’années.
- Le ru jusque-là orienté ONO-ENE forme un coude brusque vers le nord, phénomène expliqué par une capture hydrographique qu’on situe au début du Quaternaire.
En raison de ses qualités esthétiques, le site a accueilli de nombreux peintres paysagistes dont le chef de file, Germain Pelouse, a les faveurs d’une statue près de l’étang. Nous passons devant au milieu de notre périple.
Mais, vous me direz (ou pas), que ce guide géologique s’égare à parler du caractère romantique du lieu. Peu importe, le site dégage par sa morphologie, une histoire qu’il est plaisant de remonter.
<emb11994|center>
Il est temps de parler champignons ? J’entends ces murmures en ce sens. Aussi, je n’évoquerais pas les théories qui expliquent la formation des grès siliceux ; vous pourrez vous reporter à l’article que j’ai commis : «[Promenades en forêt de Fontainebleau, notes mycologiques et géologiques
->jj]
Je dirai tout de même que ces grès ont été exploités à Senlisse, à quelques kilomètres ; roche utilisée pour les pavés parisiens.
<emb11994|center>
Revenons à nos moutons.
Les champignons ne sont pas nombreux en cette arrière-saison ; mais certains ont le plaisir de remplir le panier de Trompette des morts (Craterellus cornucopioides). Du coup, on demande où l’on rencontre cette bonne espèce ?
La chênaie-charmaie : l’occasion de faire (encore !) une digression sur les groupements végétaux et les arbres. Beaucoup de champignons sont associés à une essence d’arbre et aux terrains acides ou pas ; c’est pourquoi, on ne s’intéresse pas qu’aux caractères du champignon mais aussi à son milieu. (Pour certains esprits chagrins qui disent que les mycologues sont sectaires ; si, si, j’ai déjà entendu)
Plus loin, quelques Clitocybes des feuilles (Clitocybe phyllophila) aux lames décurrentes. Cette espèce toxique ressemble à l’estimable Meunier (Clitopilus prunulus) d’autant qu’ils dégagent une odeur agréable.
« phyllophila » l’occasion de préciser l’éthymologie : (Grec) : φύλλον (phûllon) = feuille, φίλος (philos) = ami ; donc ami des feuilles. François nous confirme cela.
Autre champignon blanc, le Clitocybe en touffes (Leucocybe connatum) dont la chair réagit en bleu noir (d’habitude en violet) au sulfate de fer ; c’est la deuxième occurrence dans l’inventaire des Yvelines !
<emb11994|center>
Sur la rive droite de l’étang, nous enfonçons dans l’aulnaie.
Et enfoncer est le terme exact pour une participante qui s’enfonça jusqu’aux genoux dans la vase de ce milieu humide. Bon, a priori, on n’a pas perdu de gens !
L’aulne glutineux (Alnus glutinosa), arbre hygrophile est présent dans les marécages, au bord des eaux. Ils supportent des milieux ingrats grâce à deux types de synergies :
- la mycorhization : plus les champignons associés sont diversifiés, plus la protection et la nutrition de l’arbre sont efficaces.
- l’actinorhization, due à des bactéries filamenteuses du genre Frankia (appelées Actinomycètes), qui forment des nodosités faciles à voir (« galles » rouges souvent affleurantes à la surface des racines) ; elles sont fixatrices d’azote atmosphérique et assurent l’alimentation en nitrates de toute l’association.
Les aulnaies sont accompagnées d’un cortège spécifique de champignons supérieurs. Nous ne rencontrons qu’une petite espèce Alnicole jaunâtre (Alnicola escharoides), cf. photos.
En revanche, quelques belles espèces comme la Mycène groupée (Phloeomana speirea), petite Mycène à lames decurrentes qui pousse sur bois mort.
<emb11994|center>
Une belle sortie, occasion d’échanger sur les sujets variés (géomorphologie, grec ancien, botanique mais aussi mycologie !)
<br>
Merci aux photographes : Chantal, Christelle, Frédéric S, Frédéric DG, Vincent, Étienne (photos ci-dessous).
En particulier, Frédéric S nous montre quelques micromycètes (champignons dont la fructification n’est visible qu’à la loupe) : sa spécialité, les rouilles qu’il est heureux de rencontrer car certaines peu répandues (une d’entre elles, qu’il voit pour la première fois en Île-de-France ; cf. Liste)
\'* Bétard F., 2022 - Curiosités géologiques : du massif de Rambouillet et de la vallée de Chevreuse. Editeur BRGM.
Un des ouvrages de la (Bibliothèque de l’ANY->https://new.mabib.fr/chesnay/] que nous vous convions de découvrir.
Autres livres acquis récemment à conseiller pour les champignons :
- Eyssartier G. & Roux P., 2024 - Le guide des champignons - France et Europe, Belin
- Courtecuisse R., 2024 - Guide des champignons de France et d’Europe. Delachaux et Niestlé
- Thomas Læssøe et Jens H. Petersen, 2020, Les Champignons d\'Europe tempérée (2 tomes). Biotope (en cours de réimpression)
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Tôt, ce dimanche matin ; le temps maussade n’empêche pas un public nombreux de visiter un des sites remarquables du [parc naturel régional Haute Vallée de Chevreuse->https://www.parc-naturel-chevreuse.fr].
Site remarquable comme décrit dans l’ouvrage « Curiosités Géologiques du massif de Rambouillet »* :
- Le ru des vaux présente une succession de cascades au milieu d’un chaos gréseux. Les gros blocs formés aux dépens d’une bande gréseuse du sommet des Sables de Fontainebleau (au niveau du plateau). Sables du Rupélien qui représentent la dernière transgression marine du bassin parisien, il y a 30 millions d’années.
- Le ru jusque-là orienté ONO-ENE forme un coude brusque vers le nord, phénomène expliqué par une capture hydrographique qu’on situe au début du Quaternaire.
En raison de ses qualités esthétiques, le site a accueilli de nombreux peintres paysagistes dont le chef de file, Germain Pelouse, a les faveurs d’une statue près de l’étang. Nous passons devant au milieu de notre périple.
Mais, vous me direz (ou pas), que ce guide géologique s’égare à parler du caractère romantique du lieu. Peu importe, le site dégage par sa morphologie, une histoire qu’il est plaisant de remonter.
<emb11994|center>
Il est temps de parler champignons ? J’entends ces murmures en ce sens. Aussi, je n’évoquerais pas les théories qui expliquent la formation des grès siliceux ; vous pourrez vous reporter à l’article que j’ai commis : «[Promenades en forêt de Fontainebleau, notes mycologiques et géologiques
->jj]
Je dirai tout de même que ces grès ont été exploités à Senlisse, à quelques kilomètres ; roche utilisée pour les pavés parisiens.
<emb11994|center>
Revenons à nos moutons.
Les champignons ne sont pas nombreux en cette arrière-saison ; mais certains ont le plaisir de remplir le panier de Trompette des morts (Craterellus cornucopioides). Du coup, on demande où l’on rencontre cette bonne espèce ?
La chênaie-charmaie : l’occasion de faire (encore !) une digression sur les groupements végétaux et les arbres. Beaucoup de champignons sont associés à une essence d’arbre et aux terrains acides ou pas ; c’est pourquoi, on ne s’intéresse pas qu’aux caractères du champignon mais aussi à son milieu. (Pour certains esprits chagrins qui disent que les mycologues sont sectaires ; si, si, j’ai déjà entendu)
Plus loin, quelques Clitocybes des feuilles (Clitocybe phyllophila) aux lames décurrentes. Cette espèce toxique ressemble à l’estimable Meunier (Clitopilus prunulus) d’autant qu’ils dégagent une odeur agréable.
« phyllophila » l’occasion de préciser l’éthymologie : (Grec) : ?????? (phûllon) = feuille, ????? (philos) = ami ; donc ami des feuilles. François nous confirme cela.
Autre champignon blanc, le Clitocybe en touffes (Leucocybe connatum) dont la chair réagit en bleu noir (d’habitude en violet) au sulfate de fer ; c’est la deuxième occurrence dans l’inventaire des Yvelines !
<emb11994|center>
Sur la rive droite de l’étang, nous enfonçons dans l’aulnaie.
Et enfoncer est le terme exact pour une participante qui s’enfonça jusqu’aux genoux dans la vase de ce milieu humide. Bon, a priori, on n’a pas perdu de gens !
L’aulne glutineux (Alnus glutinosa), arbre hygrophile est présent dans les marécages, au bord des eaux. Ils supportent des milieux ingrats grâce à deux types de synergies :
- la mycorhization : plus les champignons associés sont diversifiés, plus la protection et la nutrition de l’arbre sont efficaces.
- l’actinorhization, due à des bactéries filamenteuses du genre Frankia (appelées Actinomycètes), qui forment des nodosités faciles à voir (« galles » rouges souvent affleurantes à la surface des racines) ; elles sont fixatrices d’azote atmosphérique et assurent l’alimentation en nitrates de toute l’association.
Les aulnaies sont accompagnées d’un cortège spécifique de champignons supérieurs. Nous ne rencontrons qu’une petite espèce Alnicole jaunâtre (Alnicola escharoides), cf. photos.
En revanche, quelques belles espèces comme la Mycène groupée (Phloeomana speirea), petite Mycène à lames decurrentes qui pousse sur bois mort.
<emb11994|center>
Une belle sortie, occasion d’échanger sur les sujets variés (géomorphologie, grec ancien, botanique mais aussi mycologie !)
<br>
Merci aux photographes : Chantal, Christelle, Frédéric S, Frédéric DG, Vincent, Étienne (photos ci-dessous).
En particulier, Frédéric S nous montre quelques micromycètes (champignons dont la fructification n’est visible qu’à la loupe) : sa spécialité, les rouilles qu’il est heureux de rencontrer car certaines peu répandues (une d’entre elles, qu’il voit pour la première fois en Île-de-France ; cf. Liste)
\'* Bétard F., 2022 - Curiosités géologiques : du massif de Rambouillet et de la vallée de Chevreuse. Editeur BRGM.
Un des ouvrages de la (Bibliothèque de l’ANY->https://new.mabib.fr/chesnay/] que nous vous convions de découvrir.
Autres livres acquis récemment à conseiller pour les champignons :
- Eyssartier G. & Roux P., 2024 - Le guide des champignons - France et Europe, Belin
- Courtecuisse R., 2024 - Guide des champignons de France et d’Europe. Delachaux et Niestlé
- Thomas Læssøe et Jens H. Petersen, 2020, Les Champignons d\'Europe tempérée (2 tomes). Biotope (en cours de réimpression)
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2024-11-15 12:32:44 176.128.50.11 (pid 20513) :Pri:CRITIQUE: Erreur enregistrement en base article/1234 champs :array (
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Tôt, ce dimanche matin ; le temps maussade n’empêche pas un public nombreux de visiter un des sites remarquables du [parc naturel régional Haute Vallée de Chevreuse->https://www.parc-naturel-chevreuse.fr].
Site remarquable comme décrit dans l’ouvrage « Curiosités Géologiques du massif de Rambouillet »* :
- Le ru des vaux présente une succession de cascades au milieu d’un chaos gréseux. Les gros blocs formés aux dépens d’une bande gréseuse du sommet des Sables de Fontainebleau (au niveau du plateau). Sables du Rupélien qui représentent la dernière transgression marine du bassin parisien, il y a 30 millions d’années.
- Le ru jusque-là orienté ONO-ENE forme un coude brusque vers le nord, phénomène expliqué par une capture hydrographique qu’on situe au début du Quaternaire.
En raison de ses qualités esthétiques, le site a accueilli de nombreux peintres paysagistes dont le chef de file, Germain Pelouse, a les faveurs d’une statue près de l’étang. Nous passons devant au milieu de notre périple.
Mais, vous me direz (ou pas), que ce guide géologique s’égare à parler du caractère romantique du lieu. Peu importe, le site dégage par sa morphologie, une histoire qu’il est plaisant de remonter.
<emb11994|center>
Il est temps de parler champignons ? J’entends ces murmures en ce sens. Aussi, je n’évoquerais pas les théories qui expliquent la formation des grès siliceux ; vous pourrez vous reporter à l’article que j’ai commis : «[Promenades en forêt de Fontainebleau, notes mycologiques et géologiques
->https://onedrive.live.com/?authkey=%21AFUdeOwitgiXWmo&id=9BD3E66698E5C4E9%2114437&cid=9BD3E66698E5C4E9&parId=root&parQt=sharedby&o=OneUp]
Je dirai tout de même que ces grès ont été exploités à Senlisse, à quelques kilomètres ; roche utilisée pour les pavés parisiens.
<emb11994|center>
Revenons à nos moutons.
Les champignons ne sont pas nombreux en cette arrière-saison ; mais certains ont le plaisir de remplir le panier de Trompette des morts ({Craterellus cornucopioides}). Du coup, on demande où l’on rencontre cette bonne espèce ?
La chênaie-charmaie : l’occasion de faire (encore !) une digression sur les groupements végétaux et les arbres. Beaucoup de champignons sont associés à une essence d’arbre et aux terrains acides ou pas ; c’est pourquoi, on ne s’intéresse pas qu’aux caractères du champignon mais aussi à son milieu. (Pour certains esprits chagrins qui disent que les mycologues sont sectaires ; si, si, j’ai déjà entendu)
Plus loin, quelques Clitocybes des feuilles (Clitocybe phyllophila) aux lames décurrentes. Cette espèce toxique ressemble à l’estimable Meunier (Clitopilus prunulus) d’autant qu’ils dégagent une odeur agréable.
« phyllophila » l’occasion de préciser l’éthymologie : (Grec) : φύλλον (phûllon) = feuille, (philos) = ami ; donc ami des feuilles. François nous confirme cela.
Autre champignon blanc, le Clitocybe en touffes (Leucocybe connatum) dont la chair réagit en bleu noir (d’habitude en violet) au sulfate de fer ; c’est la deuxième occurrence dans l’inventaire des Yvelines !
<emb11994|center>
Sur la rive droite de l’étang, nous enfonçons dans l’aulnaie.
Et enfoncer est le terme exact pour une participante qui s’enfonça jusqu’aux genoux dans la vase de ce milieu humide. Bon, a priori, on n’a pas perdu de gens !
L’aulne glutineux (Alnus glutinosa), arbre hygrophile est présent dans les marécages, au bord des eaux. Ils supportent des milieux ingrats grâce à deux types de synergies :
- la mycorhization : plus les champignons associés sont diversifiés, plus la protection et la nutrition de l’arbre sont efficaces.
- l’actinorhization, due à des bactéries filamenteuses du genre Frankia (appelées Actinomycètes), qui forment des nodosités faciles à voir (« galles » rouges souvent affleurantes à la surface des racines) ; elles sont fixatrices d’azote atmosphérique et assurent l’alimentation en nitrates de toute l’association.
Les aulnaies sont accompagnées d’un cortège spécifique de champignons supérieurs. Nous ne rencontrons qu’une petite espèce Alnicole jaunâtre (Alnicola escharoides), cf. photos.
En revanche, quelques belles espèces comme la Mycène groupée (Phloeomana speirea), petite Mycène à lames decurrentes qui pousse sur bois mort.
<emb11994|center>
[Liste des espèces observées->doc15072].
Une belle sortie, occasion d’échanger sur les sujets variés (géomorphologie, grec ancien, botanique mais aussi mycologie !)
<br>
Merci aux photographes : Chantal, Christelle, Frédéric S, Frédéric DG, Vincent, Étienne (photos ci-dessous).
En particulier, Frédéric S nous montre quelques micromycètes (champignons dont la fructification n’est visible qu’à la loupe) : sa spécialité, les rouilles qu’il est heureux de rencontrer car certaines peu répandues (une d’entre elles, qu’il voit pour la première fois en Île-de-France ; cf. Liste)
* Bétard F., 2022 - Curiosités géologiques : du massif de Rambouillet et de la vallée de Chevreuse. Editeur BRGM.
Un des ouvrages de la (Bibliothèque de l’ANY->https://new.mabib.fr/chesnay/] que nous vous convions de découvrir.
Autres livres acquis récemment à conseiller pour les champignons :
- Eyssartier G. & Roux P., 2024 - Le guide des champignons - France et Europe, Belin
- Courtecuisse R., 2024 - Guide des champignons de France et d’Europe. Delachaux et Niestlé
- Thomas Læssøe et Jens H. Petersen, 2020, Les Champignons d\'Europe tempérée (2 tomes). Biotope (en cours de réimpression)
',
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Tôt, ce dimanche matin ; le temps maussade n’empêche pas un public nombreux de visiter un des sites remarquables du [parc naturel régional Haute Vallée de Chevreuse->https://www.parc-naturel-chevreuse.fr].
Site remarquable comme décrit dans l’ouvrage « Curiosités Géologiques du massif de Rambouillet »* :
- Le ru des vaux présente une succession de cascades au milieu d’un chaos gréseux. Les gros blocs formés aux dépens d’une bande gréseuse du sommet des Sables de Fontainebleau (au niveau du plateau). Sables du Rupélien qui représentent la dernière transgression marine du bassin parisien, il y a 30 millions d’années.
- Le ru jusque-là orienté ONO-ENE forme un coude brusque vers le nord, phénomène expliqué par une capture hydrographique qu’on situe au début du Quaternaire.
En raison de ses qualités esthétiques, le site a accueilli de nombreux peintres paysagistes dont le chef de file, Germain Pelouse, a les faveurs d’une statue près de l’étang. Nous passons devant au milieu de notre périple.
Mais, vous me direz (ou pas), que ce guide géologique s’égare à parler du caractère romantique du lieu. Peu importe, le site dégage par sa morphologie, une histoire qu’il est plaisant de remonter.
<emb11994|center>
Il est temps de parler champignons ? J’entends ces murmures en ce sens. Aussi, je n’évoquerais pas les théories qui expliquent la formation des grès siliceux ; vous pourrez vous reporter à l’article que j’ai commis : «[Promenades en forêt de Fontainebleau, notes mycologiques et géologiques
->https://onedrive.live.com/?authkey=%21AFUdeOwitgiXWmo&id=9BD3E66698E5C4E9%2114437&cid=9BD3E66698E5C4E9&parId=root&parQt=sharedby&o=OneUp]
Je dirai tout de même que ces grès ont été exploités à Senlisse, à quelques kilomètres ; roche utilisée pour les pavés parisiens.
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Revenons à nos moutons.
Les champignons ne sont pas nombreux en cette arrière-saison ; mais certains ont le plaisir de remplir le panier de Trompette des morts ({Craterellus cornucopioides}). Du coup, on demande où l’on rencontre cette bonne espèce ?
La chênaie-charmaie : l’occasion de faire (encore !) une digression sur les groupements végétaux et les arbres. Beaucoup de champignons sont associés à une essence d’arbre et aux terrains acides ou pas ; c’est pourquoi, on ne s’intéresse pas qu’aux caractères du champignon mais aussi à son milieu. (Pour certains esprits chagrins qui disent que les mycologues sont sectaires ; si, si, j’ai déjà entendu)
Plus loin, quelques Clitocybes des feuilles (Clitocybe phyllophila) aux lames décurrentes. Cette espèce toxique ressemble à l’estimable Meunier (Clitopilus prunulus) d’autant qu’ils dégagent une odeur agréable.
« phyllophila » l’occasion de préciser l’éthymologie : (Grec) : ?????? (phûllon) = feuille, (philos) = ami ; donc ami des feuilles. François nous confirme cela.
Autre champignon blanc, le Clitocybe en touffes (Leucocybe connatum) dont la chair réagit en bleu noir (d’habitude en violet) au sulfate de fer ; c’est la deuxième occurrence dans l’inventaire des Yvelines !
<emb11994|center>
Sur la rive droite de l’étang, nous enfonçons dans l’aulnaie.
Et enfoncer est le terme exact pour une participante qui s’enfonça jusqu’aux genoux dans la vase de ce milieu humide. Bon, a priori, on n’a pas perdu de gens !
L’aulne glutineux (Alnus glutinosa), arbre hygrophile est présent dans les marécages, au bord des eaux. Ils supportent des milieux ingrats grâce à deux types de synergies :
- la mycorhization : plus les champignons associés sont diversifiés, plus la protection et la nutrition de l’arbre sont efficaces.
- l’actinorhization, due à des bactéries filamenteuses du genre Frankia (appelées Actinomycètes), qui forment des nodosités faciles à voir (« galles » rouges souvent affleurantes à la surface des racines) ; elles sont fixatrices d’azote atmosphérique et assurent l’alimentation en nitrates de toute l’association.
Les aulnaies sont accompagnées d’un cortège spécifique de champignons supérieurs. Nous ne rencontrons qu’une petite espèce Alnicole jaunâtre (Alnicola escharoides), cf. photos.
En revanche, quelques belles espèces comme la Mycène groupée (Phloeomana speirea), petite Mycène à lames decurrentes qui pousse sur bois mort.
<emb11994|center>
[Liste des espèces observées->doc15072].
Une belle sortie, occasion d’échanger sur les sujets variés (géomorphologie, grec ancien, botanique mais aussi mycologie !)
<br>
Merci aux photographes : Chantal, Christelle, Frédéric S, Frédéric DG, Vincent, Étienne (photos ci-dessous).
En particulier, Frédéric S nous montre quelques micromycètes (champignons dont la fructification n’est visible qu’à la loupe) : sa spécialité, les rouilles qu’il est heureux de rencontrer car certaines peu répandues (une d’entre elles, qu’il voit pour la première fois en Île-de-France ; cf. Liste)
* Bétard F., 2022 - Curiosités géologiques : du massif de Rambouillet et de la vallée de Chevreuse. Editeur BRGM.
Un des ouvrages de la (Bibliothèque de l’ANY->https://new.mabib.fr/chesnay/] que nous vous convions de découvrir.
Autres livres acquis récemment à conseiller pour les champignons :
- Eyssartier G. & Roux P., 2024 - Le guide des champignons - France et Europe, Belin
- Courtecuisse R., 2024 - Guide des champignons de France et d’Europe. Delachaux et Niestlé
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Tôt, ce dimanche matin ; le temps maussade n’empêche pas un public nombreux de visiter un des sites remarquables du [parc naturel régional Haute Vallée de Chevreuse->https://www.parc-naturel-chevreuse.fr].
Site remarquable comme décrit dans l’ouvrage « Curiosités Géologiques du massif de Rambouillet »* :
- Le ru des vaux présente une succession de cascades au milieu d’un chaos gréseux. Les gros blocs formés aux dépens d’une bande gréseuse du sommet des Sables de Fontainebleau (au niveau du plateau). Sables du Rupélien qui représentent la dernière transgression marine du bassin parisien, il y a 30 millions d’années.
- Le ru jusque-là orienté ONO-ENE forme un coude brusque vers le nord, phénomène expliqué par une capture hydrographique qu’on situe au début du Quaternaire.
En raison de ses qualités esthétiques, le site a accueilli de nombreux peintres paysagistes dont le chef de file, Germain Pelouse, a les faveurs d’une statue près de l’étang. Nous passons devant au milieu de notre périple.
Mais, vous me direz (ou pas), que ce guide géologique s’égare à parler du caractère romantique du lieu. Peu importe, le site dégage par sa morphologie, une histoire qu’il est plaisant de remonter.
<emb11994|center>
Il est temps de parler champignons ? J’entends ces murmures en ce sens. Aussi, je n’évoquerais pas les théories qui expliquent la formation des grès siliceux ; vous pourrez vous reporter à l’article que j’ai commis : «[Promenades en forêt de Fontainebleau, notes mycologiques et géologiques
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Je dirai tout de même que ces grès ont été exploités à Senlisse, à quelques kilomètres ; roche utilisée pour les pavés parisiens.
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Revenons à nos moutons.
Les champignons ne sont pas nombreux en cette arrière-saison ; mais certains ont le plaisir de remplir le panier de Trompette des morts ({Craterellus cornucopioides}). Du coup, on demande où l’on rencontre cette bonne espèce ?
La chênaie-charmaie : l’occasion de faire (encore !) une digression sur les groupements végétaux et les arbres. Beaucoup de champignons sont associés à une essence d’arbre et aux terrains acides ou pas ; c’est pourquoi, on ne s’intéresse pas qu’aux caractères du champignon mais aussi à son milieu. (Pour certains esprits chagrins qui disent que les mycologues sont sectaires ; si, si, j’ai déjà entendu)
Plus loin, quelques Clitocybes des feuilles (Clitocybe phyllophila) aux lames décurrentes. Cette espèce toxique ressemble à l’estimable Meunier (Clitopilus prunulus) d’autant qu’ils dégagent une odeur agréable.
« phyllophila » l’occasion de préciser l’éthymologie : (Grec) : (phûllon) = feuille, φίλος (philos) = ami ; donc ami des feuilles. François nous confirme cela.
Autre champignon blanc, le Clitocybe en touffes (Leucocybe connatum) dont la chair réagit en bleu noir (d’habitude en violet) au sulfate de fer ; c’est la deuxième occurrence dans l’inventaire des Yvelines !
<emb11994|center>
Sur la rive droite de l’étang, nous enfonçons dans l’aulnaie.
Et enfoncer est le terme exact pour une participante qui s’enfonça jusqu’aux genoux dans la vase de ce milieu humide. Bon, a priori, on n’a pas perdu de gens !
L’aulne glutineux (Alnus glutinosa), arbre hygrophile est présent dans les marécages, au bord des eaux. Ils supportent des milieux ingrats grâce à deux types de synergies :
- la mycorhization : plus les champignons associés sont diversifiés, plus la protection et la nutrition de l’arbre sont efficaces.
- l’actinorhization, due à des bactéries filamenteuses du genre Frankia (appelées Actinomycètes), qui forment des nodosités faciles à voir (« galles » rouges souvent affleurantes à la surface des racines) ; elles sont fixatrices d’azote atmosphérique et assurent l’alimentation en nitrates de toute l’association.
Les aulnaies sont accompagnées d’un cortège spécifique de champignons supérieurs. Nous ne rencontrons qu’une petite espèce Alnicole jaunâtre (Alnicola escharoides), cf. photos.
En revanche, quelques belles espèces comme la Mycène groupée (Phloeomana speirea), petite Mycène à lames decurrentes qui pousse sur bois mort.
<emb11994|center>
[Liste des espèces observées->doc15072].
Une belle sortie, occasion d’échanger sur les sujets variés (géomorphologie, grec ancien, botanique mais aussi mycologie !)
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Merci aux photographes : Chantal, Christelle, Frédéric S, Frédéric DG, Vincent, Étienne (photos ci-dessous).
En particulier, Frédéric S nous montre quelques micromycètes (champignons dont la fructification n’est visible qu’à la loupe) : sa spécialité, les rouilles qu’il est heureux de rencontrer car certaines peu répandues (une d’entre elles, qu’il voit pour la première fois en Île-de-France ; cf. Liste)
* Bétard F., 2022 - Curiosités géologiques : du massif de Rambouillet et de la vallée de Chevreuse. Editeur BRGM.
Un des ouvrages de la (Bibliothèque de l’ANY->https://new.mabib.fr/chesnay/] que nous vous convions de découvrir.
Autres livres acquis récemment à conseiller pour les champignons :
- Eyssartier G. & Roux P., 2024 - Le guide des champignons - France et Europe, Belin
- Courtecuisse R., 2024 - Guide des champignons de France et d’Europe. Delachaux et Niestlé
- Thomas Læssøe et Jens H. Petersen, 2020, Les Champignons d\'Europe tempérée (2 tomes). Biotope (en cours de réimpression)
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'save' => '<small><small>(Par Étienne Varney)</small></small><br>
Tôt, ce dimanche matin ; le temps maussade n’empêche pas un public nombreux de visiter un des sites remarquables du [parc naturel régional Haute Vallée de Chevreuse->https://www.parc-naturel-chevreuse.fr].
Site remarquable comme décrit dans l’ouvrage « Curiosités Géologiques du massif de Rambouillet »* :
- Le ru des vaux présente une succession de cascades au milieu d’un chaos gréseux. Les gros blocs formés aux dépens d’une bande gréseuse du sommet des Sables de Fontainebleau (au niveau du plateau). Sables du Rupélien qui représentent la dernière transgression marine du bassin parisien, il y a 30 millions d’années.
- Le ru jusque-là orienté ONO-ENE forme un coude brusque vers le nord, phénomène expliqué par une capture hydrographique qu’on situe au début du Quaternaire.
En raison de ses qualités esthétiques, le site a accueilli de nombreux peintres paysagistes dont le chef de file, Germain Pelouse, a les faveurs d’une statue près de l’étang. Nous passons devant au milieu de notre périple.
Mais, vous me direz (ou pas), que ce guide géologique s’égare à parler du caractère romantique du lieu. Peu importe, le site dégage par sa morphologie, une histoire qu’il est plaisant de remonter.
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Il est temps de parler champignons ? J’entends ces murmures en ce sens. Aussi, je n’évoquerais pas les théories qui expliquent la formation des grès siliceux ; vous pourrez vous reporter à l’article que j’ai commis : «[Promenades en forêt de Fontainebleau, notes mycologiques et géologiques
->https://onedrive.live.com/?authkey=%21AFUdeOwitgiXWmo&id=9BD3E66698E5C4E9%2114437&cid=9BD3E66698E5C4E9&parId=root&parQt=sharedby&o=OneUp]
Je dirai tout de même que ces grès ont été exploités à Senlisse, à quelques kilomètres ; roche utilisée pour les pavés parisiens.
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Revenons à nos moutons.
Les champignons ne sont pas nombreux en cette arrière-saison ; mais certains ont le plaisir de remplir le panier de Trompette des morts ({Craterellus cornucopioides}). Du coup, on demande où l’on rencontre cette bonne espèce ?
La chênaie-charmaie : l’occasion de faire (encore !) une digression sur les groupements végétaux et les arbres. Beaucoup de champignons sont associés à une essence d’arbre et aux terrains acides ou pas ; c’est pourquoi, on ne s’intéresse pas qu’aux caractères du champignon mais aussi à son milieu. (Pour certains esprits chagrins qui disent que les mycologues sont sectaires ; si, si, j’ai déjà entendu)
Plus loin, quelques Clitocybes des feuilles (Clitocybe phyllophila) aux lames décurrentes. Cette espèce toxique ressemble à l’estimable Meunier (Clitopilus prunulus) d’autant qu’ils dégagent une odeur agréable.
« phyllophila » l’occasion de préciser l’éthymologie : (Grec) : (phûllon) = feuille, ????? (philos) = ami ; donc ami des feuilles. François nous confirme cela.
Autre champignon blanc, le Clitocybe en touffes (Leucocybe connatum) dont la chair réagit en bleu noir (d’habitude en violet) au sulfate de fer ; c’est la deuxième occurrence dans l’inventaire des Yvelines !
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Sur la rive droite de l’étang, nous enfonçons dans l’aulnaie.
Et enfoncer est le terme exact pour une participante qui s’enfonça jusqu’aux genoux dans la vase de ce milieu humide. Bon, a priori, on n’a pas perdu de gens !
L’aulne glutineux (Alnus glutinosa), arbre hygrophile est présent dans les marécages, au bord des eaux. Ils supportent des milieux ingrats grâce à deux types de synergies :
- la mycorhization : plus les champignons associés sont diversifiés, plus la protection et la nutrition de l’arbre sont efficaces.
- l’actinorhization, due à des bactéries filamenteuses du genre Frankia (appelées Actinomycètes), qui forment des nodosités faciles à voir (« galles » rouges souvent affleurantes à la surface des racines) ; elles sont fixatrices d’azote atmosphérique et assurent l’alimentation en nitrates de toute l’association.
Les aulnaies sont accompagnées d’un cortège spécifique de champignons supérieurs. Nous ne rencontrons qu’une petite espèce Alnicole jaunâtre (Alnicola escharoides), cf. photos.
En revanche, quelques belles espèces comme la Mycène groupée (Phloeomana speirea), petite Mycène à lames decurrentes qui pousse sur bois mort.
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[Liste des espèces observées->doc15072].
Une belle sortie, occasion d’échanger sur les sujets variés (géomorphologie, grec ancien, botanique mais aussi mycologie !)
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Merci aux photographes : Chantal, Christelle, Frédéric S, Frédéric DG, Vincent, Étienne (photos ci-dessous).
En particulier, Frédéric S nous montre quelques micromycètes (champignons dont la fructification n’est visible qu’à la loupe) : sa spécialité, les rouilles qu’il est heureux de rencontrer car certaines peu répandues (une d’entre elles, qu’il voit pour la première fois en Île-de-France ; cf. Liste)
* Bétard F., 2022 - Curiosités géologiques : du massif de Rambouillet et de la vallée de Chevreuse. Editeur BRGM.
Un des ouvrages de la (Bibliothèque de l’ANY->https://new.mabib.fr/chesnay/] que nous vous convions de découvrir.
Autres livres acquis récemment à conseiller pour les champignons :
- Eyssartier G. & Roux P., 2024 - Le guide des champignons - France et Europe, Belin
- Courtecuisse R., 2024 - Guide des champignons de France et d’Europe. Delachaux et Niestlé
- Thomas Læssøe et Jens H. Petersen, 2020, Les Champignons d\'Europe tempérée (2 tomes). Biotope (en cours de réimpression)
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