Le groupe d’une vingtaine de personnes (Naturalistes parisiens et Naturalistes des Yvelines) écoute d’abord l’histoire du Château de Saint Germain en Laye, présentée par Christine Corniot.* Puis, devant la Table d’orientation de la Terrasse, Pierre F. présente les éléments de géologie concernant la composition du sous-sol et la formation des méandres de la Seine *
La partie botanique commence à l’entrée dans la forêt, Porte Dauphine. Le trajet suit la Route verte, puis les courbes du parcours de la Salamandre, avant la pause repas devant la Mare aux canes. Puis nous empruntons la route de la Mare aux canes, la route du grand veneur, la route de Lamarck, l’étoile saint Joseph, et retrouvons la route de la Mare aux canes, jusqu’à Poissy .
Nous admirons les grands arbres de la chênaie-charmaie, et chênaie- hêtraie, observons quelques arbustes dont une Aubépine à deux syles (Crataegus laevigata) et un Cornouiller sanguin dont les poils bien rangés attirent l’attention ; il s’agit d’une espèce rapportée Cornus sanguinea subsp. australis, le cornouiller méridional. Un jeune Orme des montagnes (Ulmus glabra )et un Sorbier des oiseleurs (Sorbus aucuparia) complètent les espèces d’arbres. Parmi les herbacées, nous comparons trois espèces d’Epervières, dotées de rosette basale et de moins de neuf feuilles caulinaires :
– Hieracium murorum, feuilles vertes, une feuille caulinaire.
– Hieracium glaucinum feuilles glauques maculées de pourpre, deux ou trois feuilles caulinaires.
– Hieracium lachenalii feuilles vertes, nombreuses feuilles caulinaires.
A l’Etoile du loup, grande clairière caillouteuse, la végétation change, mélisse, piloselle, mélilot, armoise commune, carotte etc., et une drôle d’astéracée blanche à fleurs doubles qui nous questionne longuement. C’est la Grande camomille (Tanacetum parthenium) cultivée et échappée ! Le long d’une parcelle replantée se trouvent le Rosier des bois (Rosa arvensis) aux styles en colonne ; quelques pieds d’Ophrys abeille, des chardons (Carduus crispus). Sur le chemin de la Salamandre, une zone de Cormiers (Sorbus domestica) dont nous apercevons les feuilles composées en levant la tête.
Après le repas autour de la Mare aux canes, Monsieur et Madame Pédotti nous font connaître les plantes aquatiques : Lagarosiphon major, aux feuilles arquées vers le bas et disposées en spirale. Un Ceratophyllum. Le Potamot nageant (Potamogeton natans), dont on pêche et observe les parties végétatives originales : feuilles submergées réduites à des phyllodes : pétiole allongé sans limbe ; longues stipules ; feuilles flottantes dont la partie supérieure du pétiole est décolorée.
Sur les chemins suivants nous observerons deux Millepertuis peu communs : Hypericum tetrapterum aux quatre ailes bien visibles et le Millepertuis élégant (Hypericum pulchrum) aux jolies fleurs jaune d’or et aux feuilles supérieures triangulaires semi-embrassantes. Nous trouvons une belle station de Cardamine impatiente, une fougère rare Dryopteris affinis et une autre plus commune Dryopteris carthusiana.
Arrivés à l’Etoile Saint Joseph nous remarquons le Trèfle résupiné (Trifolium resupinatum) dont les calices gonflent après la floraison ; plante du sud dont la présence est certainement due au passage fréquent des chevaux de la Garde républicaine, car elle peut être mêlée à leur fourrage. Il y a aussi les restes de la renoncule à petites fleurs (Ranunculus parviflorus) en principe rare mais qui est en pleine progression.
L’arrivée tardive à Poissy nous conduit à renoncer à la visite de la Collégiale, et nous prenons au vol le bus qui nous ramène à Saint Germain après une agréable journée ensemble en forêt.
Merci à tous les participants et grand merci à Christine, Pierre F. Paul P. et Geneviève P. pour leurs contributions savantes.
ML Dussarrat
Ci-joint : Liste des plantes observées lors de la sortie et lors de la préparation.